Au Yémen, le leader d'Ansarallah, Abdul-Malik al-Houthi, a dénoncé samedi la coalition d'agression, dirigée par l'Arabie saoudite qui poursuit ses agressions aériennes contrer le Yémen alors qu'elle n'a plus aucune carte à jouer.
« J'appelle le régime saoudien à mettre fin à l'agression et au siège du Yémen. La poursuite de l'agression nous amène à développer nos capacités militaires et à mener des frappes de représailles de plus en plus sévères. Cela relève de notre droit légitime. Car le peuple yéménite n'hésitera même pas un seul instant à combattre et défendre sa «souveraineté».», a déclaré al-Houthi dans un discours télévisé diffusé par la chaîne de télévision yéménite, al-Massirah.
Plus loin dans ses propos, le leader d’Ansarallah a rejeté les accusations d'Israël selon lesquelles l’Iran fournirait à ce Mouvement des missiles de haute précision tout en affirmant que le Yémen est prêt à passer à l'offensive si Israël comme la moindre erreur :
« Notre peuple n'hésitera jamais à déclarer la guerre contre l'ennemi israélien et à lancer les frappes des plus sévères contre des cibles sensibles sur les territoires occupés de la Palestine si Israël recourt à une folie contre notre peuple. La lutte contre Israël en tant qu'entité usurpatrice est un engagement humain, moral et religieux fondé sur des principes ».
Ce lundi, Nasser al-Bukhaïti, membre du bureau politique d'Ansarallah est revenu sur le discours du leader du mouvement pour souligner que le Yémen est totalement en mesure de " riposter à toute agression du régime israélien".
« Puisque nous avons prouvé nos capacités à prendre pour cible la profondeur du territoire saoudien, Israël n'a guère l'intérêt à nous mettre à l'épreuve. Nous n'aurons donc aucun problème pour attaquer les territoires occupés de la Palestine », a-t-il affirmé avant de rappeler que la guerre contre le Yémen servait pas tant les intérêts de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis que ceux des États-Unis et d'Israël".
« Si Israël mène une agression directe contre le Yémen, nous ne resterons pas les bras croisés et nous lui fournirons une riposte regrettable », a-t-il renchéri.
Lors d’une rencontre le lundi 28 octobre à Qods occupée, avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu avait accusé l'Iran d'avoir déployé des missiles à guidage au Yémen, lesquels missiles seraient capables de frapper n'importe quel point du Moyen-Orient : « Les Iraniens cherchent à fabriquer des missiles à guidage de haute précision et ils ont déjà commencé leur déploiement au Yémen dans le but de frapper Israël », a-t-il dit.
« Les propos des responsables israéliens sur l'arsenal des missiles de haute précision d'Ansarallah renvoient à des spéculations. A vrai dire, Netanyahu se contredit. Tantôt il accuse les Iraniens de nous avoir envoyé des missiles tantôt il affirme qu'Ansarallah attaquera lui-même Israël. Au Yémen, ce genre de discours nous prouve une chose : Israël est partie prenante de la guerre et il mérite une riposte", a dit Bukhaiti.