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"La Syrie se tiendra aux côtés de l’Iran et de son leadership pour tout scénario à venir"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le Golan occupé. ©Getty Images

Depuis l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, une question ne cesse de traverser les esprits : que fera la Syrie en cas de guerre USA/Iran? Lors d’une rencontre ce mardi 2 juillet à Damas le président syrien Bachar Assad a affirmé au vice-ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Asghar Khaji que son pays n'hésiterait un seul instant à soutenir la nation et l'Etat iraniens face à toute menace qui violerait les principes du droit international. Cette affirmation a son sens : cela veut dire que le régime israélien qui a lancé ce 1er juillet un véritable défi à la Syrie et à ses alliés iranien et russe en frappant des zones civiles et en provoquant la mort des civils syriens, ne restera pas à l'abri des contre-coups du brasier que les Etats-Unis sont sur le point d'allumer dans le golfe Persique. 

« Damas se tient et se tiendra aux côtés de l’Iran et de son leadership », a affirmé le président Assad à son interlocuteur, Ali-Asghar Khaji qui a pour sa part abordé la réaction iranienne au retrait US de l'accord de Vienne et à l'apathie européenne dans ce dossier. Le vice ministre iranien des Affaires étrangères a aussi fait allusion aux "provocations" de Washington à l'encontre de l'Iran, lesquelles n'a d'autres objectifs que de déstabiliser la région et d'ouvrir de nouveaux fronts de guerre.  

Le président syrien, Bachar Assad reçoit une délégation iranienne, Damas, le 2 juillet 2019. ©SANA

Le diplomate iranien a souligné "la profondeur des relations stratégiques" qu’entretiennent l’Iran et la Syrie ainsi que "la détermination" des deux pays à poursuivre "le processus de renforcement des relations sur divers domaines". 

« L’objectif de renforcer les relations de part et d’autre est de garantir les intérêts des deux pays. Le leadership et la nation iraniens se tiennent aux côtés de la Syrie pour qu’elle soit libérée entièrement du joug des terroristes et qu'elle puisse se reconstruire », a-t-il réitéré.

Idlib a figuré en bonne place à l'ordre du jour des discussions alors que l'armée syrienne et la Russie mènent de très vastes opérations dans cette province contre les terroristes soutenus à la fois par la Turquie, les Etats-Unis et l'OTAN. Les deux parties ont donc discuté de la guerre contre les groupes terroristes opérant à Idlib et des crimes qu’ils ont commis contre la population de la province. Ces discussions interviennent au moment où le président turc a évoqué la perspective d'une rencontre trilatérale avec l'Iran et la Russie, toujours autour de la bataille d'Idlib d'ici les jours à venir. Des entretiens ont eu lieu entre les chefs d'état-major turc et russe, le mardi 2 juillet. Cette semaine, Ankara a accusé l'armée syrienne d'avoir pris pour cible l'un de ses postes d'observation, ce que Damas a démenti dans la mesure où l'armée syrienne continue à avancer sur les fronts d'Idlib et qu'elle n'a pas besoin de viser les sites turcs. Toujours est-il que l'argument a servi de prétexte à Ankara pour étendre son action armée contre l'armée syrienne. 

A Damas, le président Assad et le vice ministre iranien des Affaires étrangères ont ainsi abordé les dernières évolutions liées au prochain tour des pourparlers de paix d’Astana. Cette rencontre a eu lieu en présence de la conseillère politique et médiatique du président syrien, Bouthaina Chaaban, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad et le directeur du département asiatique du ministère syrien des Affaires étrangères, Shafiq Dayoub.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV