TV
Infos   /   A La Une   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Zoom Afrique du 18 juin 2019

0 seconds of 0 secondsVolume 90%
Press shift question mark to access a list of keyboard shortcuts
Keyboard Shortcuts
Shortcuts Open/Close/ or ?
Play/PauseSPACE
Increase Volume
Decrease Volume
Seek Forward
Seek Backward
Captions On/Offc
Fullscreen/Exit Fullscreenf
Mute/Unmutem
Decrease Caption Size-
Increase Caption Size+ or =
Seek %0-9
00:00
00:00
00:00
 
Mali : la Russie emboîte le pas à la France

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • Réunion sur la monnaie unique de la CEDEAO à Abidjan à partir du 17 juin ;
  • Sénégal-Distribution d’eau : la SDE va saisir la Cour suprême contre Suez ;
  • Soudan : l’opposition veut maintenir la pression sur le Conseil militaire.

 

Les analyses de la rédaction :

Niger : la loi sur l’exercice du culte

Lors de la séance plénière de ce lundi 17 juin 2019, les députés nigériens ont adopté à leur grande majorité le projet de loi sur l’exercice du culte dans le pays.

Le texte qui fait actuellement l’objet de vives contestations à l’image des émeutes survenues à Maradi, suite à l’arrestation d’un imam pour ses propos controversés sur ce projet de loi, a été entériné après des débats houleux.

En effet, pour beaucoup de Nigériens de confession musulmane, ce projet de loi est « anti-islam ». Et ce malgré une mise au point des autorités qui assurent que ce projet de texte a été adopté dans le but de mieux contrôler les pratiques ayant cours dans la sphère religieuse afin de prévenir les risques de dérives constatées dans d’autres pays.

« Face au développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes dans un environnement sous-régional marqué par l’apparition d’organisations terroristes se réclamant religieuses, ce faible encadrement juridique de l’exercice du culte peut être source d’instabilité et d’insécurité », avait alors justifié le gouvernement.

Il faut savoir que de 95 à 99 % de la population du Niger est musulmane. Dans ce contexte, et vu l’apparition des terroristes à la solde des Occidentaux, cette nouvelle loi pénalise la population et la maintient sous un certain contrôle. Il est clair que les forces d’occupation occidentales prennent le Niger avec des pincettes. Pour ne pas répéter la même erreur qu’au Mali, les troupes militaires occidentales ont mis la pression sur le gouvernement pour pouvoir maintenir la population nigérienne sous un certain contrôle. En effet, le peuple nigérien a un fort potentiel de résistance, et il l’a déjà prouvé par ses nombreuses manifestations contre la présence militaire étrangère dans leur pays, qu’il considère toujours comme une occupation de leur territoire.

Comores-Mayotte : selon Azali Assoumani, Mayotte est comorienne

Une interview du président comorien a fait polémique. L’interview du président comorien, Azali Assoumani, diffusée a déclenché la polémique à Mayotte. Dans la version étendue de l’entretien, le chef de l’État y évoque la question de Mayotte. Les propos du président Assoumani ont suscité un vent de colère sur l’île. Le président des Comores affirmait que l’île française était comorienne et donc pas française.

« Pour nous, Mayotte est comorienne, pour la communauté internationale et pour le droit international aussi. Il est impossible que moi, j’accepte qu’un Comorien qui est à Mayotte soit rapatrié dans un autre pays ! C’est inacceptable ! Aujourd’hui, si lui-même, il veut retourner ici à Moroni, il n’y a pas de problème. Mais que ce soit moi qui dise à la préfecture de Mayotte, que je ne reconnais même pas : “Vous pouvez le rapatrier…” Ça, il n’en est pas question », a-t-il déclaré.

Le président comorien a ensuite affirmé que les ressortissants comoriens actuellement à Mayotte en situation irrégulière n’étaient en réalité pas dans l’illégalité. « D’abord, ils ne sont pas en situation irrégulière. Ils sont chez eux ! Ils sont chez eux les Comoriens qui sont à Mayotte. Et il n’est pas question d’accepter le fait que Mayotte est française… », a insisté Azali Assoumani.

Une prise de position qui a scandalisé les pro-français. Estelle Youssoufa, la présidente du Collectif des citoyens de Mayotte a rétorqué que « nous sommes français depuis 1841, Mayotte est un département français et les ressortissants comoriens qui entrent sur notre territoire illégalement sont des clandestins ». Des propos dangereux venant de la présidente du Collectif des citoyens de Mayotte, qui créent la division au sein de la population. Propos qui sont d’ailleurs mis en avant dans les médias mainstream, qui se sont empressés de relayer l’information. Estelle Youssoufa affirme que les Mahorais ont choisi de rester français et que c’est les Comores qui colonisent leur île. Mais ceux qui ont colonisé cette région, ce sont bien les Français et non les Comoriens. Les propos du président comorien vont d’ailleurs dans ce sens. Et pour rappel, les Mahorais à Mayotte ont choisi d’être français en 1974 par le vote, mais la communauté internationale n’a pas reconnu ce vote. L’ONU considère ainsi que l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores n’ont pas été respectées, car en 1974 les habitants d’Anjouan, de Moheli et Grande Comore s’étaient, eux, prononcés en faveur de l’indépendance.

Ce qui n’a jamais vraiment été accepté par la France tout comme les propos du président Azali Assoumani. D’ailleurs, une information a été relayée par un média en ligne affirmant qu’une vedette remplie d’armes en provenance de Mayotte serait entrée à Anjouan pour, selon le site, déclencher un coup d’État.

D’après les informations de Comores Infos, cela s’expliquerait par la préparation d’une opération de coup d’État dans le but de renverser le président Azali Assoumani.

Les présidents africains, qui ont toujours tenu tête à l’Occident, se sont toujours vus renversés d’une manière ou d’une autre. Les populations en Afrique tiennent à la souveraineté et à l’intégrité de leur territoire, et n’accepteront jamais des divisions au sein de leur population.

Mali : la Russie emboîte le pas à la France

Suite à tous les événements qui se sont produits au Mali, dans le seul but de démembrer le pays, une guerre s’est enclenchée et les forces Barkhane se font aussi attaquer. Suite à toutes les offensives contre la population malienne, la résistance est en marche. Il y a quelques jours elles ont lancé une vaste opération dans le sud du Liptako malien, près de la frontière avec le Niger. Les troupes d’occupation ont commencé par déployer leurs commandos par hélicoptère dans une zone où le renseignement collecté laissait présager la présence d’un important groupe de résistant.

« Appuyés par une patrouille d’hélicoptères Tigre et un drone Reaper, les commandos héliportés de Barkhane se sont engagés dans une zone boisée dans la région d’Azabar, afin d’affronter directement le groupe qui y avait été repéré », explique en effet l’État-major des armées (EMA). Les affrontements ont duré jusqu’au lendemain. Des Mirage 2000 ont aussi effectué des frappes sur le groupe de résistants. Un groupement blindé est aussi venu à la rescousse de Barkhane.

C’est dans ce contexte qu’un hélicoptère d’attaque Gazelle, engagé pour fournir un appui aux troupes au sol, a été contraint à un atterrissage d’urgence. L’attaque a été rude, mais l’EMA n’a pas évoqué la raison de cet atterrissage. Trois membres de l’équipage ont été pris en charge par l’antenne médicale de la plateforme opérationnelle dans le désert de Gao avant d’être évacués.

Depuis le début, les troupes d’occupation n’ont jamais eu l’intention de combattre le terrorisme dans la région. Bien au contraire, elles cohabitent avec ces groupes qu’elles surnomment les terroristes. Barkhane s’occupe surtout de combattre les résistants et protège par-dessus tout les intérêts de la France. Mais ce qui reste assez flou et qui éveille des soupçons, c’est la fouille qui a été effectuée. Les militaires français ont saisi une vingtaine de motos, des moyens de communication et d’observation ainsi que de l’armement. Les terroristes à la solde des Occidentaux, aussi bien au Moyen-Orient qu’en Afrique, sont très bien armés et possèdent de nombreux moyens afin de mener à bien les objectifs du camp atlantiste. Pour le Mali, il s’agit d’abord de créer des conflits interethniques, pour délimiter les zones afin de faciliter le démembrement. Le Mali tente de se détacher de ces plans et cherche aussi des solutions autres que la résistance. Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov ce 10 juin. Pas de signature d’accords, ou de contrats, mais une réunion de travail « fructueuse » selon les diplomates. C’est aussi le signe que la Russie gagne en influence aussi en Afrique de l’Ouest. Aux côtés de son homologue malien, le ministre russe des Affaires étrangères assure vouloir renforcer la coopération entre Moscou et Bamako, et ce dans tous les domaines.

« Nous souhaitons un approfondissement du dialogue politique et l’élargissement de nos relations économiques, a-t-il affirmé, dans le secteur minier, dans le secteur de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Et nous sommes prêts à l’accroissement de notre coopération militaire et militaro-technique. » Le ministre malien a quant à lui déclaré : « J’ai particulièrement salué le soutien que la Russie apporte au Mali, à l’intégrité du territoire malien, à l’unité nationale du Mali. Depuis l’éclatement de la crise au Mali, la Russie a été aux côtés du Mali sur ces grandes questions cardinales, fondamentales. Comme vous le savez, la Russie est un grand pays, non seulement par la taille, mais aussi par la place qu’elle occupe dans le monde. Le Mali s’honore d’avoir des relations de ce niveau avec la Russie. » Des termes qui risquent fort de ne pas faire du bien au plan de démembrement néocolonial.

Cette rencontre a eu lieu le 10 juin. Ce qui fait que les troupes d’occupations occidentales passent à l’offensive pour traquer et chasser le peuple malien. La prochaine étape de cette opération de séduction se jouera à Sotchi, en octobre, lors du premier sommet Russie-Afrique. Tiébilié Dramé a d’ailleurs confirmé lundi que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta se rendrait sur les côtes de la mer Noire pour participer au sommet. Ce qui risque de déplaire à l’Occident, qui passera à l’offensive dans les prochaines semaines.

 

Regardez cette vidéo sur YouTube !

 

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV