Du temps d'El-Béchir, les hostilités "sonnantes et trébuchantes" du Soudan contre le Yémen ne se portaient pas au grand jour. Mais depuis que l'ex-général est parti laissant à sa place une junte militaire moins expérimentée en termes politiques, les choses s'énoncent très clairement. Le numéro deux de la junte, en visite d'amitié au Caire, a juré ne pas lâcher le prince saoudien Ben Salmane au Yémen où ce dernier accompagné de ses forces militaires s'enlisent chaque jour un peu plus. D'ailleurs ce n'est plus seulement au Yémen. C'est aussi au sud saoudien, à Jizan, à Najran ou encore à Asir que le chef de guerre voit ses militaires déserter leurs positions en masse pour fuir la désormais attaque au drone quotidienne d'Ansarallah : " Nous allons défendre nos alliés saoudiens face aux attaques de l'Iran et des terroristes d'Ansarallah", a cru bon de souligner le numéro deux de la junte, en présence du président égyptien. Mais que peut désormais l'armée soudanaise au Yémen? Rien si ce n'est le fait de servir de bouclier à l'armée saoudienne, ce dont ne veut le peuple soudanais .
Après le drone MQ-1 de fabrication américaine écrasé à la mi-mai dans la province yéménite Sanaa, vient le tour d’un autre drone saoudien d’être abattu par l’armée yéménite et des combattants d’Ansarallah, mais cette fois-ci au-dessus du territoire saoudien.
Les combattants d’Ansarallah ont abattu un drone de reconnaissance saoudien survolant l’est de Jabal al-Doud à Jizan dans le sud de l’Arabie saoudite.
Toujours dans le Sud saoudien, la nouvelle série d’opérations lancées par des combattants yéménites dans la région d’al-Souh se trouvant dans la ville frontalière de Najran a permis à Ansarallah de s'emparer de plusieurs bases militaires appartenant à la coalition saoudienne.
S’avérant de plus en plus impuissante face aux avancées fulgurantes des combattants yéménites notamment dans le Sud saoudien, Riyad s'est trouvée dans la contrainte de se tourner vers le Conseil militaire soudanais dont la crédibilité est largement mise en cause par les citoyens soudanais qui continuent leur mouvement de contestation pour réclamer la transition du pouvoir aux civils.
Le lieutenant-général Mohmmed Hamadan Hamidati, le vice-président du Conseil militaire du Soudan a réitéré le plein soutien de Khartoum à Riyad.
« Le Soudan reste aux côtés de l’Arabie saoudite face à toute menace émanant de l’Iran et d’Ansaralalh », a déclaré Mohmmed Hamadan Hamidati dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre, la semaine dernière, avec Mohammed Ben Salmane, le prince héritier saoudien.