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INSS: « De nouveaux fronts pourraient s’ouvrir contre Israël en 2019 »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des soldats israéliens font irruption dans le quartier où réside le Palestinien Khalil Jabareen, près d'al-Khalil, en Cisjordanie occupée, le 18 janvier 2019. ©Reuters

L’Iran, le Hezbollah, le Hamas et la Syrie pourraient déclencher une guerre totale contre Israël en 2019.

L’Institut d'études sur la sécurité nationale d’Israël (INSS) a rendu public, mercredi 16 janvier, un rapport qui prévoit l’ouverture de divers fronts contre Israël en 2019, tout en soulignant que l’Iran représentait son défi numéro un.

Chargé de présenter une stratégique de sécurité politique pour faire face aux menaces qui pèsent sur Israël et les perspectives d'avenir pour l'année 2019, l'INSS indique que la plus grande menace vient du Nord et que Tel-Aviv devrait se préparer à une guerre totale et surtout, à une confrontation directe contre le Liban ou l’Iran.

La confrontation au Nord s'ouvrira sur tous les fronts et sera appelée la "première guerre du Nord" contre toutes les forces du nord: l'Iran, la Syrie, le Liban et la bande de Gaza. Tous ces fronts connaissent une forte potentialité à s’élargir, voire à fusionner. Or, ce que risque sérieusement Israël en 2019 est le déclenchement d’une guerre totale au Nord avec le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, qui pourrait s’étendre vers le sud d’Israël [les territoires occupés palestiniens, NDLR]. Le Hamas et d’autres groupes de la Résistance palestinienne pourraient également s’engager dans cette guerre, fait savoir le rapport de l’INSS.

Le programme nucléaire iranien, les agissements de l’Iran dans le Nord et ceux du Hamas dans la bande de Gaza où règne une forte tension font aussi partie des enjeux auxquels Israël est confronté, ajoute le rapport.

L’administration américaine dirigée par Donald Trump a adopté une politique dure envers la République islamique d’Iran et elle a fait du changement de position de l’Iran au Moyen-Orient une des priorités de sa politique extérieure. Les États-Unis croient que les actions de l’Iran menacent les intérêts régionaux de leurs alliés stratégiques, dont Israël et l’Arabie saoudite.

"Malgré toutes leurs menaces verbales, les États-Unis ne sont pas prêts à s’engager dans un conflit militaire avec l’Iran. Toutes les mesures de Washington contre l’Iran sont prises aux niveaux diplomatique et économique. La décision Trump de retirer ses troupes du sol syrien vient à l’appui de cette affirmation", explique l'INSS. 

L’institut recommande ensuite à Tel-Aviv de parvenir à un accord avec les États-Unis sur le partage de donnés et de renseignements sur l’Iran et de préparer un plan diplomatique et militaire au cas où l’Iran cesserait de respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de Vienne de 2015.

"Le soutien des Iraniens au Hezbollah libanais n’est pas une nouveauté mais les armes de pointe que l’Iran fournit au Hezbollah depuis deux ans, reste une sérieuse source de préoccupation. En plus, Tel-Aviv craint que le Hezbollah optimise ses missiles et que l’Iran lui fournisse des systèmes de défense antiaériens et des missiles à longue portée. Pour le moment, Tel-Aviv peut intensifier ses actions militaires contre les infrastructures de la Résistance en Syrie en vue d'y contrecarrer l'influence de l'Iran. Israël doit s'attendre à un scénario de confrontation complète qui ne se limiterait pas à un seul front, mais à plusieurs. L'armée syrienne se redresse grâce son réarmement par la Russie, ce qui ne facilite pas l'activité israélienne", précise encore ce rapport.

L’INSS se penche ensuite sur le Hamas: Israël devra détourner ses efforts sur la bande de Gaza, reconstruire sa dissuasion contre le Hamas et endommager gravement son aile militaire. Ce qui est important est que le Hamas en paiera le prix, s’il allume la mèche d’un nouveau conflit, affirme-t-il. 

Selon le rapport, il y a de fortes chances qu'une confrontation se produise dans le sud d'Israël en 2019. "Le potentiel d'une flambée avec le Hamas à Gaza est très élevé en 2019", en raison d’une crise humanitaire qui empire dans la région.

Selon le quotidien israélien The Jerusalem Post, Amos Yadlin, directeur de l’INSS, a déclaré, lors d’une réunion où il présentait son rapport annuel au chef d’Israël Reuven Rivlin, que "bien que l’Iran reste la principale menace pour Tel-Aviv, de nouvelles tensions visant Israël émergent du Moyen-Orient".

Amos Yadlin a également mis en garde contre un éventuel soulèvement des Palestiniens en Cisjordanie après le départ de Mahmoud Abbas, actuel président de l’Autorité autonome palestinienne.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV