Comme à la veille de chaque rencontre Poutine-Trump, des malencontreux événements se produisent. Évoquant l'escalade des tensions entre l’Ukraine et la Russie et la "menace d'une guerre", le président américain a menacé d’annuler son entrevue avec son homologue russe en Argentine.
Lors d’un entretien avec le journal américain Washington Post au sujet des sujets d’actualité dont l’assassinat du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi, le président américain a annoncé la probable annulation de sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine, prévue en marge du sommet du G20 les 30 novembre et 1 décembre 2018 à Buenos Aires en Argentine. Et pour cause: les incidents survenus entre les marines russes et ukrainiens dans le détroit de Kertch en mer Noire.
« Peut-être que cette entrevue n’aura pas lieu, je n’aime pas cette agression. Je ne veux pas de ce genre d'agression », a-t-il lancé, ajoutant qu'il attendait les conclusions du compte rendu de ses conseillers en sécurité nationale qui, selon lui, seront « déterminantes ».
Après le sommet bilatéral tenu en juillet dernier à Helsinki, les deux dirigeants se sont entretenus brièvement le 11 novembre, en marge des célébrations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale à Paris.
Certaines parties européennes dont la France et la Grande-Bretagne semblent peu soucieuses d'une entente Moscou-Washington. Idem pour Israël qui, selon les analystes, a du mal à imposer son bellicisme à l'administration US et à bénéficier de son appui dans son face-à-face avec l'armée syrienne, l'Iran et la Russie.
Le président ukrainien Petro Porochenko a évoqué mardi la « menace d’une guerre totale » avec la Russie qui a selon lui « augmenté drastiquement » sa présence militaire à la frontière. Ses paroles dramatisent encore plus la situation déjà tendue depuis la capture dimanche de navires ukrainiens en mer Noire.
Lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande, le président russe a qualifié les manœuvres des navires ukrainiens en mer d’Azov de « provocations » et appelé les autorités allemandes à user de leur influence pour les stopper.