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Assassinat de khashoggi : le pire reste à venir

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Salah Khashoggi, le fils aîné de Jamal Khashoggi, rencontre le roi Salmane d’Arabie saoudite et son prince héritier Mohammed ben Salmane, le 23 octobre 2018 à Riyad. ©CNN

Salah, fils du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, ainsi que sa famille ont quitté l’Arabie saoudite, après la levée d’une interdiction de voyage et sont arrivés à Washington le jeudi 25 octobre.

Salah Khashoggi, qui possède la double nationalité américaine et saoudienne et qui était jusqu’alors sous le coup d’une interdiction de voyager, a quitté l’Arabie saoudite mercredi.

Lui et sa famille ont rejoint sa mère et ses trois frères et sœurs à Washington, ont déclaré des sources proches de la famille Khashoggi s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Cela intervient alors que le célèbre blogueur saoudien Mujtahid avait déjà affirmé que les membres de la famille Khashoggi vivant en Arabie saoudite avaient été placés en résidence surveillée par les autorités de Riyad.

Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes, sous la pression internationale, avaient avancé plusieurs versions avant de déclarer jeudi que, sur la base d’informations fournies par la Turquie, les suspects accusés du meurtre de Khashoggi avaient commis un acte « prémédité ».

Sous pression, le prince héritier Mohammed ben Salmane ainsi que le roi Salmane d’Arabie saoudite avaient reçu Salah et un frère de Jamal Khashoggi mardi au palais royal à Riyad. Le roi et le prince héritier ont présenté leurs condoléances aux membres de la famille Khashoggi, avait alors indiqué l’agence officielle saoudienne SPA.

Par ailleurs, selon l’ancien membre du Parlement britannique George Galloway, la nouvelle selon laquelle des « parties défigurées du visage et du corps » de Khashoggi auraient été retrouvées dans le jardin du consulat saoudien à Istanbul, sonne la fin de la récréation pour les collaborateurs occidentaux de la dictature tyrannique arabe.

« Après Khashoggi lui-même, le principal perdant du meurtre répugnant d’Istanbul est le président américain Donald Trump — comme je l’avais prédit ici il y a des semaines. Sa déclaration selon laquelle la version saoudienne était “crédible” a suscité les moqueries du reste du monde par son côté “Lady MacBeth”, et l’a ridiculisé. Le comportement de son propre “prince héritier” — son gendre Jared Kushner — a été plus vénal que digne d’un opéra-comique », a souligné M. Galloway.

D’Uber à Facebook, de JP Morgan à Virgin, des dizaines de sociétés et personnalités ont renoncé à aller au « Davos du désert » et le royaume « est en crise » comme vient de le reconnaître publiquement le ministre saoudien de l’Énergie.

Tout cela va de soi et on peut facilement prédire la fin du règne aussi court que brutal et meurtrier du prince saoudien qui a tué des milliers de personnes au Yémen, en Syrie, et même en Arabie saoudite.

Selon l’ancien député britannique, pour l’heure, les « gardiens des deux Saintes Mosquées », pour donner aux rois saoudiens leur titre du vendredi, sont occupés à effacer l’image de Jamal Khashoggi, un homme qui a peut-être légèrement critiqué la politique saoudienne, mais qui a soutenu l’armée des coupeurs de têtes financée par les Saoudiens en Syrie, jusqu’à l’instant même où sa propre tête a été arrachée de ses épaules. Cet homme, qui a écrit un éditorial du Washington Post intitulé « Il est temps de diviser la Syrie », a lui-même été divisé en plusieurs parties par les instigateurs de la division avortée de la Syrie.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV