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Idlib : la Syrie répond à Jean-Yves Le Drian

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les terroristes du Front al-Nosra en Syrie. (Archives)

Le conseiller du Premier ministre syrien a réagi aux déclarations du ministre français des Affaires étrangères qui est inquiet pour la sécurité de l’Europe.  

« Aucune déclaration des autorités françaises ne me surprend plus, a affirmé le conseiller du Premier ministre syrien, depuis que Le Drian a déclaré que la lutte contre les terroristes à Idlib mettrait en danger la sécurité européenne. »

« Depuis le jour où le ministre français des Affaires étrangères a associé la sécurité de l’Europe au maintien des terroristes en Syrie, je ne m’étonne plus des déclarations de la France », a affirmé le conseiller du Premier ministre syrien.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a prétendu qu’une attaque contre Idlib en Syrie menacerait la sécurité de l’Europe en raison de la fuite des terroristes vers ce continent, a rapporté Aria News.

Lors d’un entretien accordé ce vendredi 14 septembre à la chaîne Al-Alam, Abdelkader Azouz, conseiller du Premier ministre syrien, a déclaré qu’il était habitué à de telles déclarations de la part des autorités françaises. 

Abdelkader Azouz. ©elmarada.org

« Ce n’est qu’après la reconnaissance du Front al-Nosra comme groupe terroriste par les Nations unies que les anciennes autorités du ministère français des Affaires étrangères l’ont à leur tour reconnu comme tel », a rappelé Abdelkader Azouz.

Et d’ajouter : « Malheureusement, la France est devenue un simple outil dont se servent les États-Unis. En poursuivant ses violences et sa guerre d’usure, la France sert les intérêts de Washington. »

« Toutes les conditions pour libérer Idlib et permettre à ses habitants de rentrer chez eux sont réunies », a-t-il précisé.

Auparavant, le représentant syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, avait fait part à la tribune du Conseil de sécurité de cette organisation de la décision de Damas de nettoyer Idlib de la présence des terroristes du Front al-Nosra.

Bachar al-Jaafari. ©Al-Manar
 

La province syrienne d’Idlib est toujours contrôlée par différents groupes terroristes. L’armée syrienne se prépare donc à une opération pour la nettoyer de la présence des terroristes du Front al-Nosra, de Daech et des autres groupes.

Le ministère russe de la Défense publie depuis deux semaines des communiqués avertissant que les terroristes ont l’intention de mettre en scène une attaque chimique à Idlib pour en accuser injustement la Syrie.

En parallèle, les États-Unis en accusant Damas d’avoir l’intention de perpétrer une attaque chimique à Idlib cherchent à détourner l’attention de l’opinion publique des agissements des terroristes.

Le 14 avril dernier, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient déjà attaqué la Syrie en accusant mensongèrement Damas d’avoir utilisé des armes chimiques.

En réalité, les États-Unis et leurs alliés sont vivement inquiets du sort des terroristes qu’ils soutiennent en Syrie.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV