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L’Allemagne soutient les efforts de la Turquie pour un cessez-le-feu à Idlib

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’Allemagne prétend vouloir prévenir une catastrophe humanitaire à Idlib en Syrie. ©actualite-news.com

Le ministre allemand des Affaires étrangères a annoncé que son pays apporterait son soutien à l’initiative de cessez-le-feu de la Turquie à Idlib.

Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, a apporté son soutien aux efforts déployés par la Turquie pour éviter ce qu'il appelle une catastrophe humanitaire dans la province d’Idlib en Syrie, a rapporté Fars News.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 13 septembre, Heiko Maas s’est dit « très reconnaissant » envers la Turquie pour son initiative de cessez-le-feu, avant de mettre en garde contre les répercussions d’une intervention militaire qui pourrait causer la mort de milliers d’innocents.

« Demain, j’aurai l’occasion de m’entretenir de nouveau avec mon collègue russe », a-t-il affirmé, avant de réitérer : « Berlin a demandé à la Russie d’utiliser son influence sur Damas. Une rencontre doit avoir lieu ce vendredi entre Maas et son homologue russe, Sergueï Lavrov. »

« Nous devons faire tout notre possible pour éviter une catastrophe humanitaire à Idlib et dans ses environs », a-t-il déclaré.

Auparavant, Steffen Seibert porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel, avait affirmé qu’un cessez-le-feu en Syrie ne pourrait être établi qu’avec le soutien de la Russie. « L’Iran et la Russie en tant que pays ayant pris part au conflit, ont une responsabilité particulière », avait déclaré Steffen Seibert.

Au début d’avril 2015, la province d’Idlib a été occupée après la fusion de plusieurs groupes terroristes sous le nom de « Jaïch al-Fatah ». Cette coalition était soutenue par certains pays de la région, comme l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.

Après la libération de plusieurs zones en Syrie, dont Deir ez-Zor, le rif de Damas et les trois provinces méridionales, les terroristes qui n’ont pas accepté de rejoindre le processus de réconciliation nationale ont été transférés dans la province d’Idlib, dernier fief des terroristes dans le pays.

Hayat Tahrir al-Cham et Jabhat Tahrir Souria (JTS, Front de libération de la Syrie) sont les deux principales coalitions à Idlib. Cette province est le dernier fief des terroristes qui cherchent à renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Lors du sommet tripartite Iran-Russie-Turquie à Téhéran, Recep Tayyip Erdogan, président turc, s’est entretenu avec ses homologues russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani. Ces deux derniers ont plaidé pour le nettoyage d’Idlib de la présence des terroristes alors que leur homologue turc était en faveur de l’instauration d’un cessez-le-feu, une proposition rejetée par les chefs d’État russe et iranien.

Ankara est très inquiet du sort des groupes qu’il soutient dans cette province. La Turquie craint également une ruée de terroristes vers ses frontières après le lancement de l’offensive d’Idlib.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV