Ce vendredi 7 septembre lors d’une conférence de presse au Centre national des études spatiales de Toulouse, la ministre française des Armées a accusé la Russie d’avoir tenté d’espionner un satellite franco-italien en 2017.
« Un satellite russe a tenté l’an dernier d’espionner un satellite franco-italien permettant des communications militaires sécurisées », a déclaré Florence Parly.
L’accusation faite par la ministre française des Armées intervient alors que le président Emmanuel Macron a appelé fin août, lors d’un déplacement à Helsinki, les pays de l’Union européenne à « construire avec Moscou une nouvelle architecture de sécurité ».
« Alors qu’Athena Fidus [un satellite franco-italien] continuait sa rotation, tranquillement, au-dessus de la Terre, le satellite russe Louch Olympeu s’est approché de lui. De près. D’un peu trop près. De tellement près qu’on aurait pu croire qu’il tentait de capter nos communications. Tenter d’écouter ses voisins, ce n’est pas seulement inamical, cela s’appelle un acte d’espionnage », a dit Mme Parly citée par RT.
La France vient accuser Moscou d’espionnage dans l’espace quelques semaines à peine après l’annonce par les États-Unis de la création d’une force spatiale en tant que la sixième branche des forces armées américaines, indépendante de l’armée de l’air.