Pour la chancelière allemande, « la crise en Syrie ne sera pas réglée sans la contribution de l’Iran, de la Russie et de la Turquie ».
Devant les parlementaires allemands, Angela Merkel a déclaré, ce mercredi 16 mai, qu’aucune solution à la crise en Syrie n’était imaginable sans la Russie, la Turquie et l’Iran.
« La guerre interne et la lutte contre les terroristes en Syrie se sont répandues dans la région et cette crise ne sera réglée qu’à travers une contribution de la Russie, de l’Iran, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, de la Jordanie et de l’Europe », a-t-elle ajouté.
Dans une autre partie de ses propos, la chancelière allemande a déclaré qu’il fallait maintenir l’accord nucléaire bien qu’il ne soit pas un accord idéal.
Mme Merkel a rappelé que les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique avaient confirmé, à plusieurs reprises, le respect par l’Iran des engagements qu’il avait pris dans le cadre de l’accord nucléaire.
« Malgré tous les points de désaccord, l’Allemagne poursuivra ses relations avec les États-Unis, mais les désaccords devront toutefois être traités », a-t-elle affirmé.
Une semaine après le retrait de Washington de l’accord nucléaire, le ministre iranien des Affaires étrangères et ses homologues britannique, allemand et français ainsi que la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini se sont réunis à Bruxelles, capitale belge, pour discuter de la poursuite de leurs coopérations en l’absence des États-Unis.