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Les Kurdes irakiens donnent deux semaines à Ankara pour quitter la région

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Parlement du Kurdistan irakien. (Photo d'archives)

En mettant leur signature sur une pétition, plus d’un millier des membres de la communauté kurde d’Irak ont accordé aujourd’hui, jeudi 1er mars, un délai de deux semaines à la Turquie pour évacuer ses troupes du Kurdistan irakien, a déclaré une ONG de cette région à peuplement kurde, du nom d’Inaf.

Dans leur lettre, les signataires ont menacé, qu’à défaut de réponse, ils transmettraient leur demande au gouvernement central de Bagdad et au Parlement irakien.

Himem Mamand, patron de l’ONG Inaf, a précisé à la chaîne Al-Sumaria News que le nombre exact des signataires de la pétition était de 10 400, tous issus des régions à population kurde d’Irak.

« Le Parlement du Kurdistan irakien a présenté en 2003 un projet de loi prévoyant le retrait des forces turques des régions habitées par les Kurdes », a-t-il dit, ajoutant que ledit plan attendait toujours d’être mis à exécution.

« Nous avons donné deux semaines pour qu’ils nous donnent une réponse, sans quoi nous serons contraints de porter notre demande devant les responsables gouvernementaux et parlementaires », a-t-il précisé.

Selon des sources irakiennes bien informées, la Turquie possède une vingtaine de bases militaires au Kurdistan irakien, lesquelles sont souvent l’objet d’attaques des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que la Turquie considère comme un groupe terroriste. La dernière attaque en date a eu lieu le 14 février 2018.

Les sources liées au PKK ont déclaré avoir tué ou blessé plus de 32 militaires turcs et détruit un char et deux véhicules militaires leur appartenant, dans une de leurs bases au nord de Dahouk.

Selon le bilan officiel, 1 200 militaires et civils auraient perdu la vie dans les attaques des miliciens du PKK depuis la reprise des affrontements entre la Turquie et le PKK en juillet 2015.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV