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L’Arabie saoudite serait-elle en passe de devenir une puissance nucléaire ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un panneau d'affichage sur la route où devait passer le cortège du président américain en Arabie saoudite, mai 2017. ©New York Times

De nombreux facteurs témoignent de la propension des Saoudiens à acquérir l’arme atomique dans le prétendu objectif de se défendre face à leur adversaire de toujours, l’Iran.

Voici un extrait de l'article paru dans l'édition du 25 février du New York Times qui se penche sur les velléités de Riyad. 

La dernière chose dont le Moyen-Orient a besoin, c’est d’un autre pays ayant le potentiel de fabriquer des armes nucléaires. L’acquisition de ces armes par l’Arabie saoudite pourrait devenir possible si les États-Unis continuent à malmener les plans saoudiens pour entrer dans le secteur de l'énergie nucléaire et ériger jusqu'à 16 réacteurs nucléaires pour la production d'électricité sur 25 ans.

Les Saoudiens ne disent pas ouvertement qu'ils veulent devenir le deuxième pays, après le régime israélien, à avoir un arsenal nucléaire dans une région de plus en plus instable. Ils insistent sur le fait que les réacteurs ne seraient utilisés que pour produire de l'énergie à des fins domestiques, afin qu'ils puissent compter sur leurs énormes réserves de pétrole pour générer des revenus à l'étranger.

Les efforts de l'administration Obama pour négocier un accord sur le transfert de technologie nucléaire civile - nécessaire avant qu'un pays puisse acheter la technologie nucléaire américaine - ont échoué à cause du refus des Saoudiens de s'engager légalement à renoncer à l'enrichissement de l'uranium et au recyclage du plutonium. En droit américain, toute exportation de technologie nucléaire implique la signature d’un document de non-prolifération connu sous le nom d’accord 123. Les Émirats arabes unis en ont signé un en 2009 qui est considéré comme le plus restrictif et est devenu l’étalon-or.

Désormais, de nouvelles négociations sont menées sous le mandat d’un président qui répond aux besoins des entreprises américaines et courtise agressivement les dirigeants saoudiens. En théorie, Donald Trump est bien placé pour convaincre les Saoudiens d'accepter l'étalon-or. Il peut argumenter et conclure qu'il est plus logique pour Riyad d'acheter du combustible enrichi pour les réacteurs auprès de fournisseurs étrangers relativement bon marché que de les produire en Arabie saoudite. Un tel accord renforcerait les liens avec les États-Unis, qui ont promis de protéger le royaume contre ses ennemis.

Mais il y a des questions sur les restrictions enjointes par l'administration Trump et sur l’engagement des Saoudiens à les respecter, en tant qu’une partie de l’accord que les deux parties sont sur le point de négocier.

L’insistance sur des conditions strictes pourrait amener l’Arabie à importer la technologie nucléaire de Russie ou de Chine, qui n'imposent pas de telles règles de non-prolifération, ou de France et de Corée du Sud, pénalisant ainsi une industrie nucléaire américaine avide de nouvelles affaires lucratives.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV