Le directeur du département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu’aucune loi ou résolution n’interdisait les tests balistiques iraniens.
« Il n’y a pas d’interdiction, dans le cadre des accords sur le nucléaire iranien, qui pourrait empêcher l’Iran de tester ses missiles balistiques », a déclaré M. Mikhaïl Oulianov à l’agence ITAR-TASS.
Ce haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères a ajouté que les accords sur le nucléaire iranien avaient annulé toutes les sanctions et interdictions précédentes, prescrites dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU : « Ces interdictions ont été remplacées par une autre qui demande à l’Iran de s’abstenir uniquement de tester des missiles balistiques capables de porter des armes de destruction massive. »
Mikhaïl Oulianov croit que « pour le moment, il n’y a pas la moindre raison de croire que les missiles iraniens soient capables de porter une ogive nucléaire ou toute autre arme de destruction massive », rapport ITAR-TASS.
Le haut diplomate russe a rejeté les accusations portées par les États-Unis contre l’Iran. Il a précisé : « L’accord conclu il y a deux ans sur le nucléaire iranien fonctionne bien. L’Iran n’a pas d’armes nucléaires. Il n’y a point d’armes bactériologiques ou chimiques dans le pays. Personne n’a jamais accusé l’Iran d’en posséder. Alors, quel est donc le problème ? »
Mikhaïl Oulianov a estimé toutefois que certains pays pouvaient s’inquiéter du développement des capacités balistiques de l’Iran, car « cela pourrait leur poser de sérieux problèmes ».
« Ils souhaitent anticiper les événements et empêcher Téhéran de renforcer sa défense, mais ils n’ont aucune preuve pour étayer leurs soupçons », a conclu le directeur du département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères.
Selon M. Oulianov, « dans la conjecture régionale actuelle, l’Iran a besoin de cette capacité balistique pour garantir sa sécurité nationale ».