TV
Infos   /   A La Une   /   Europe   /   France   /   L’INFO EN CONTINU

Marché automobile français toujours en berne : c’est « une vraie crise », avertit un porte-parole de la PFA

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le marché automobile français toujours en berne. ©REA

L’année 2025 a été difficile pour le marché automobile tricolore. Les ventes de voitures neuves en France ont continué de se contracter, ce qui pèse sur l’industrie française et européenne alors que les immatriculations de véhicules électriques sont portées par les incitations gouvernementales.

Au total, 1,63 million de véhicules neufs ont été immatriculés, enregistrant une baisse de 5 % par rapport à 2024, selon la Plateforme automobile (PFA). L’année précédente avait déjà marqué un recul de 3,4 %. Depuis 2019, avant la pandémie, le marché a perdu près d’un quart de ses volumes, illustrant une tendance de fond qui reste préoccupante, souligne BFM Business.

Le mois de décembre n’a pas inversé la tendance : 172 927 voitures neuves ont trouvé preneur, soit un recul annuel de 5,84 %. Le mois comptait en outre 22 jours ouvrables, contre 21 en 2024.

Pour les acteurs du secteur, la situation inquiète. Luc Chatel, président de la PFA, évoquait fin novembre un marché où « le sol se dérobe sous nos pieds ».

C’est « une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie française et européenne », a commenté jeudi auprès de l’AFP un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts de la filière automobile française.

Le phénomène a des conséquences en cascade, pour les constructeurs mais aussi pour leurs fournisseurs, jusqu’aux acteurs de la métallurgie pour qui l’automobile est, avec la construction, l’un des importants débouchés.

Chez Renault, François Provost, récemment nommé à la tête du groupe, a prévenu que l’industrie traversait « un tournant, avec un risque de décrochage » économique. Le secteur reste pourtant stratégique, employant 13,8 millions de personnes et représentant 7 % du PIB européen.

Les ventes de véhicules électriques neufs ont, quant à elles, progressé de 12 % en 2025, atteignant 20 % de parts de marché et franchissant le cap des 300 000 unités écoulées, selon le cabinet spécialisé AAA Data. Par ailleurs, un véhicule sur deux vendu en 2025 était un hybride, tandis que l’essence représentait 21,2 % et le diesel 4,9 % des ventes.

Mais cette progression ne reflète pas une réelle dynamique de marché, souligne un porte-parole de la PFA : elle est surtout le résultat mécanique des mesures incitatives. « Décembre a été dans la continuité de 2025, marquée par l’attentisme des consommateurs », ajoute-t-il. Les incertitudes autour des bonus à l’achat ont en effet pu reporter de nombreuses décisions, créant selon lui « une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie automobile française et européenne ».

En période d’inflation et d’incertitudes politiques, les consommateurs ont tendance à épargner plutôt qu’à consentir un investissement aussi lourd que l’achat d’une nouvelle voiture.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV