" Si les Etats-Unis veulent se soustraire à leurs engagements envers l'accord sur le nucléaire iranien, l'Union européenne pourra bien gérer la donne ", a affirmé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.
" La sortie unilatérale du Plan d'action global commun ne paraît pas facile et j'espère ne pas devoir voir une telle situation ", précise-t-il en ajoutant: " Nous concentrons nos efforts (...) pour convaincre la partie américaine qu'elle doit s'acquitter de ses obligations dans le cadre de l'accord nucléaire iranien. "
Les États-Unis ont approuvé le 29 juillet de nouvelles sanctions contre 18 individus et organes iraniens. Téhéran a, en contrepartie, condamné ce nouvel acte hostile de Washington, en faisant part de ses mesures de rétorsion contre Washington. Le président Hassan Rohani, à son égard, a dénoncé les actes provocateurs de l'administration américaine.
D'un autre côté, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, dans un discours dimanche 27 août devant les ambassadeurs européens à Bruxelles, a déclaré: " L'accord sur le programme nucléaire iranien ne concerne pas seulement deux pays. Il s'agit d'un contrat qui appellent d'une part l'Iran et de l'autre la communauté internationale à respecter les engagements stipulés dans cet accord."
Elle a par ailleurs rappelé que toutes les parties concernées avaient jusque-là accompli leurs engagements envers l'accord nucléaire.