Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a condamné, haut et fort, l’usage de toute sorte d’armes chimiques, quels que soient les auteurs et les victimes.
Bahram Qassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré, mercredi 5 avril, que la tragédie d’Idlib n’était pas le premier cas de l’usage d’armes chimiques depuis le début de la crise en Syrie.
« Il ne s’agit pas de la première fois qu’une attaque chimique se produit en Syrie mais de tels événements sont, à chaque fois, exploités par certaines parties pour accuser d’autrui et atteindre leurs objectifs politiques. En effet, les critères de deux poids deux mesures, les propagandes partielles et les préjugés empêchent, à chaque fois, que de telles catastrophes soient examinées et éradiquées », a affirmé Bahram Qassemi.
Et d’ajouter : « Eu égard aux actions des groupes terroristes concernant le transfert, le stockage et l’usage des armes chimiques, la République islamique d’Iran est d’avis que l’application du démantèlement des arsenaux chimiques en Syrie avec la coopération de Damas d’une part, et l’indifférence envers l’usage de ces armes par les terroristes n’étaient pas suffisants ».
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a souligné que de tels événements visaient à entraver le processus politique en cours.
« La République islamique d’Iran, en tant que la plus grande victime des armes chimiques, présente ses condoléances aux familles des victimes de l’attaque de Khan Cheikhoun à Idlib et elle se dit prête à recevoir et soigner les blessés de cet incident », a-t-il ajouté.