« Une initiative politique tripartite telle que la conférence d’Astana est une méthode fructueuse qui pourra servir de modèle pour le règlement des crises que traverse le Moyen-Orient. C’est une méthode qui s’appuie uniquement sur les capacités locales », a annoncé le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de la République islamique d’Iran.
En visite à Téhéran, capitale iranienne, l’envoyé spécial du président russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, a rencontré, ce dimanche 5 février à midi, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Ali Chamkhani, qui est également le représentant du Guide suprême de la Révolution islamique.
Lors de cette rencontre, Ali Chamkhani et Alexandre Lavrentiev ont discuté des dernières évolutions en Syrie et d’une coopération dans la lutte contre le terrorisme.
Ali Chamkhani a qualifié de « positif » un partenariat irano-russe destiné à stabiliser les victoires qu’a enregistrées l’armée syrienne face aux terroristes.
« La République islamique d’Iran se sent engagée à suivre une solution politique visant à mettre fin à la crise en Syrie et elle croit que le militarisme fonctionne uniquement face aux groupes qui n’acceptent pas de déposer les armes. Une solution purement politique ne permettra pas le rétablissement de la paix en Syrie tant que les terroristes de Daech et du Front al-Nosra seront soutenus par certains pays de la région », a-t-il déclaré.
Le contre-amiral Chamkhani s’est ensuite attardé sur les déclarations des responsables de certains pays de la région qui se disent préoccupés par une initiative politique tripartite Iran-Russie-Turquie.
« Certains pays se disent préoccupés par une initiative tripartite Iran-Russie-Turquie, mais cette préoccupation ne relève pas en fait d’un sentiment de compassion avec le peuple syrien, mais plutôt d’une peur alimentée par l’affaiblissement des terroristes que soutiennent ces pays », a-t-il dénoncé.
De son côté, l’envoyé spécial du président Poutine pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, a salué le rôle positif de la République islamique d’Iran dans le processus politique en Syrie.
Alexandre Lavrentiev a déclaré que le bon déroulement de la conférence d’Astana était un acquis majeur favorisant le règlement de la crise en Syrie grâce à un partenariat politique tripartite entre l’Iran, la Russie et la Turquie.
Le responsable russe a ajouté qu’une coopération militaire entre Téhéran, Moscou et Ankara se poursuivrait contre les terroristes ne respectant pas une solution politique.
Il a souligné que les discussions politiques n’entraveraient pas la lutte contre les terroristes.