Le nouveau secrétaire d’État américain éclaircit ses positions vis-à-vis de l’accord nucléaire Iran/5+1, de la Syrie, de la Chine et de la Russie.
L’ancien PDG d’ExxonMobil, Rex Tillerson, a officiellement été promu au poste de secrétaire d’État, mercredi 1er février, dans la soirée.
Lors de son audition de nomination le 11 janvier au Sénat, Rex Tillerson avait explicitement exprimé ses positions envers l’accord nucléaire iranien. Il s’est dit être sur la même longueur d’onde que Trump pour demander un réexamen de l’accord. Il a affirmé que l’accord dans sa forme actuelle empêchait l’accès de l’Iran à l’arme atomique sans pouvoir pour autant lui ôter sa capacité d’acquérir l’arme nucléaire.
Selon Tillerson, tout accord conclu avec l’Iran doit être en mesure d’éliminer la possibilité de l’enrichissement de l’uranium et du stockage de matières nucléaires sur le territoire iranien.
S’agissant de la Syrie, le nouveau secrétaire d’État américain a avancé ses deux priorités : le départ de Bachar al-Assad et l’échec de Daech. Ce qui est difficilement réalisable en même temps, d’après sa propre interprétation.
Par ailleurs, il a pointé du doigt la Chine pour ses constructions, selon lui, illégales en mer de Chine méridionale et son attitude, jugée agressive et expansionniste, dans le domaine du numérique. Il n’a pas oublié, toutefois, d’affirmer que les économies chinoise et américaine étaient liées et que les deux pays avaient besoin l’un de l’autre.
Quant à la Russie, sa position a surpris le Sénat. La volte-face de Tillerson, qui avait précédemment critiqué les sanctions imposées par l’UE et les États-Unis contre la Russie impliquée dans la crise ukrainienne, a totalement dissipé les inquiétudes des sénateurs qui devaient le confirmer dans ses fonctions : « La Russie représente aujourd’hui un danger », a-t-il jugé, assurant que Washington et Moscou ne seraient « probablement jamais amis », car leurs « systèmes de valeurs sont clairement différents ».
Selon l’AFP, il a condamné le fait que Moscou ait « envahi l’Ukraine en s’emparant de la Crimée et apporté son soutien aux forces syriennes », réclamant une « réponse vigoureuse » des États-Unis.