Moscou et Pékin coopèrent de plus en plus étroitement en matière de défense antimissile face aux projets de déploiement du bouclier américain (THAAD) en Corée du Sud.
En 2017, la Chine et la Russie tiendront leur deuxième exercice informatique de défense antimissile, a annoncé le major-général Cai Jun, de l'état-major général chinois, intervenant récemment lors du 7e forum de Xiangshan, à Pékin.
Le général a rappelé que le premier exercice sino-russe de défense antimissile baptisé « Sécurité Aérospatiale — 2016 » s'était déroulé en Russie en mai dernier.
« La tenue annuelle de tels exercices semble entrer dans la pratique des relations militaires entre Pékin et Moscou », a déclaré à Sputnik l'expert militaire russe Vassili Kachine, de l'Institut de l'Extrême-Orient.
Et d'ajouter qu'il s'agissait déjà du troisième type d'exercices conjoints sino-russes, après « Mission de paix » et « Coopération maritime ».
La Chine et la Russie portent une grande attention à la défense antimissile, et l'intégration de leurs systèmes d'alerte suit parfaitement cette logique. Les exercices de sécurité aérospatiale vont aussi dans ce sens.
« La menace de l'ABM américain (bouclier antimissile, ndlr) pousse la Chine et la Russie à se rapprocher toujours davantage. Pour ces deux pays, la politique de dissuasion, c'est avant tout la dissuasion des États-Unis », a indiqué l'interlocuteur de l'agence, Moscou et Pékin considérant que la principale menace émanait de Washington.
Ce n'est sans doute pas un hasard si la Chine et la Russie annoncent la tenue d'exercices militaires conjoints sur fond de discussions sur le déploiement du bouclier antimissile américain (THAAD) en Corée du Sud.
Sputnik