Lancé le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire et la situation s’est enflammée dans de nombreuses villes de France. Plus de 5 000 personnes ont été interpellées et les organisateurs appellent à la poursuite de la mobilisation, faute de « mesures concrètes ».
Les cours ont été totalement ou partiellement suspendus ce lundi 5 octobre dans 400 à 500 lycées où les conditions de sécurité ne sont pas réunies, conformément à l’annonce du ministre de l’Éducation nationale. Hier dimanche, le ministère a précisé que 24 établissements scolaires ont été « incendiés ou saccagés » en marge du mouvement lycéen la semaine dernière.
« Il y en avait entre 400 et 500 qui avaient suspendu les cours vendredi, sur les 3 700 que compte le pays, et il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle et progressive des cours », a précisé Édouard Geffray sur France 2 et France Inter, déplorant par ailleurs que « 78 personnels » de l’Éducation nationale aient été blessés « depuis le début des événements ».
Les fermetures interviennent lorsque « les conditions de sécurité ne sont pas remplies », soit pour des raisons matérielles, soit parce que des membres du personnel « ont été directement visés », a expliqué le ministre.
Jean-Michel Vernochet, écrivain et analyste des questions internationale et Ali Khodabandeh, journaliste et analyste des questions internationale s’expriment sur le sujet.