Une commission paritaire parlementaire tente d’harmoniser le projet de loi algérien criminalisant la colonisation française. Treize articles restent en débat, révélant l’importance politique et juridique du texte. Alger vise une reconnaissance mémorielle forte et un précédent législatif au-delà du cadre national.
Le processus législatif autour du projet de loi visant à criminaliser la colonisation française en Algérie franchit une nouvelle étape avec l’installation d’une commission paritaire réunissant les deux chambres du Parlement.
Le projet ambitionne également de dépasser le cadre strictement national pour constituer un précédent juridique à l’échelle africaine, en proposant une référence législative sur la qualification des crimes coloniaux. Les discussions s’annoncent toutefois complexes, puisque treize articles du texte font encore l’objet de désaccords. La commission, composée de représentants des deux chambres, devra trouver un compromis garantissant à la fois cohérence juridique et consensus politique.
Comment cette loi pourrait-elle affecter les relations diplomatiques entre l’Algérie et la France, notamment sur les questions de mémoire coloniale ? Est-ce que cette loi pourrait être perçue comme un tournant dans la façon dont les États traitent la mémoire des crimes coloniaux ?
Mohsen Abdelmoumen, analyste politique, s’exprime sur ce sujet.