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L’Iran rejette les accusations du tribunal argentin pour attentat contre l’AMIA

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Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Nasser Kanaani. ©Tabnak

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté une décision d'un tribunal argentin accusant l'Iran d’implication dans les deux attentats à la bombe survenus dans ce pays dans les années 1990. Naser Kanaani a qualifié le verdict d’infondé et de politiquement motivé.

« Du point de vue de l'Iran, l'implication du tribunal dans l'affaire de l'explosion du bâtiment de l'AMIA et son jugement final sur les motifs et les causes principales de l'explosion sont prématurés et manquent de sagesse juridique », a déclaré mercredi 17 avril, le porte-parole de l’appareil diplomatique de la RII, Kanaani.

Il faisait référence à un récent arrêt de la Cour de cassation argentine, qui attribue à Téhéran et au Hezbollah libanais, la responsabilité de la double attaque contre l'ambassade d'Israël et le centre juif de l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) se trouvant à Buenos Aires.

Comme la presse l’a rapportée, la justice argentine alléguait que l'Iran avait orchestré l'attaque de 1992 contre l'ambassade d'Israël et contre la mutuelle israélienne AMIA en 1994.

Le porte-parole a fait valoir : « La décision représente une tentative de détourner l'enquête pour découvrir la vérité, puisque l'affaire concernant les explosions est actuellement en cours d'examen devant un autre tribunal ».

« Cela démontre l'exécution d'un nouveau projet politique par les adversaires de la République islamique d'Iran, notamment le régime sioniste », a-t-il affirmé.

Kanaani a souligné que l'Iran avait soutenu ces trente dernières années toute initiative constructive visant à établir la vérité sur l'incident, y compris la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement argentin pour établir une commission d'enquête conjointe.

« Malheureusement, les actions susmentionnées sont restées infructueuses et n'ont abouti à aucun résultat en raison des actions de ceux qui n'ont pas cherché à découvrir la vérité et ont toujours sacrifié l'exécution de la justice pour le compte de leurs objectifs politiques en Argentine », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a averti que le régime israélien avait tenté à plusieurs reprises de détourner son attention du génocide à Gaza, insinuant qu'il pourrait avoir influencé la récente décision.

« Il est évident pour tous qu'au cours des derniers mois, le régime sioniste a été condamné à l'échelle mondiale pour avoir commis des crimes de guerre et des meurtres odieux de civils, en particulier des enfants et des femmes palestiniens dans la bande de Gaza… [et qu’il tente] de détourner de diverses manières l'attention de la communauté internationale de ses délits », a-t-il fait noter.

Les attentats à la bombe de 1992 et 1994 en Argentine n'ont été revendiqués par personne et l’affaire reste non résolue, bien qu'Israël ait constamment accusé l'Iran d’être impliqué dedans.

L’Argentine a établi des liens étroits avec Israël sous la direction du président Javier Milei, qui s’est imposé comme un fervent partisan du régime sioniste.

Milei a soutenu les actions continues du régime israélien contre Gaza, contrairement à la plupart des autres dirigeants latino-américains qui ont soit rompu les liens avec le régime, soit appelé leurs ambassadeurs de Tel-Aviv.

Milei a également récemment déclaré que l'Argentine rejoindra les pays qui ont transféré leur ambassade de Tel-Aviv à Qods.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV