Munawar Zaman
PressTV, New Delhi
Les tensions politiques entre l’Inde et le Canada à la suite du récent assassinat d’un dirigeant sikh séparatiste pourraient se répercuter sur les prochaines élections générales en Inde, prévues en mai 2024.
L’incertitude politique entre l’Inde et le Canada continue de croître sans aucune avancée décisive. Les retombées du conflit diplomatique ont commencé après qu’un dirigeant séparatiste, Hardeep Singh Najjar, a été abattu devant un temple sikh en Colombie-Britannique, au Canada, il y a trois mois.
Le Canada affirme que les agents du gouvernement indien ont été impliqués dans l’assassinat de cet individu. L’Inde a nié ces allégations, les qualifiant d’« absurdes ». Aujourd’hui, les deux pays se livrent à des expulsions de diplomates alors que la querelle s’intensifie.
Les observateurs politiques en Inde estiment que cette question pourrait bien être utilisée comme un outil politique pour recueillir des votes, dans la mesure où le séparatisme sikh et son impact sur la sécurité nationale du pays pourraient potentiellement devenir un enjeu électoral. Certains affirment cependant que cette question aura un impact limité sur les élections puisque le mouvement s’est éteint il y a des décennies alors qu’il prend de l’ampleur à l’étranger.