Fin avril, l'Ukraine a affirmé être à l'origine de l'attaque d'un terminal pétrolier dans le port de Crimée de Sébastopol, qui a détruit quatre réservoirs de pétrole. Kiev a déclaré que le raid visait à jeter les bases de sa contre-offensive printanière prévue de longue date.
Tôt mercredi matin 3 mai, deux drones ont explosé au-dessus du Kremlin et du Sénat russe. Moscou a déclaré que deux drones avaient été utilisés dans l’attaque contre la résidence de Vladimir Poutine durant la nuit, ajoutant que les drones avaient été mis hors service par des défenses électroniques.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a souligné dans un communiqué que la Russie se réserverait le droit de prendre des mesures de rétorsion là et quand elle le jugera nécessaire.
Or, Kiev dément toute implication dans cette attaque. Le porte-parole de la présidence ukrainienne, Mikhaylo Podolyak, a déclaré que son pays « n’avait rien à voir » avec les attaques de drones contre le Kremlin.
Arnaud Develay, juriste et Fabrice Beaur, expert pour l'ONG EODE, s'expriment sur ce sujet.