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Syrie : Erdogan emboîte le pas à Ben Salmane

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un drone d’espionnage turc abattu au-dessus d’Afrin en Syrie. (Photo d'archives)

D'importantes installations et infrastructures telles que des barrages, des centrales électriques et des stations de traitement d'eau ont été attaquées le mercredi 9 octobre dans le nord syrien par la Turquie.

L’armée turque a intensifié ses attaques contre les terres syriennes, ayant ainsi entraîné la mort de dizaines de personnes à Qamichli et Ras al-Aïn à Hassaké. Elle a également frappé d'importantes installations et infrastructures, telles que des barrages et des centrales électriques ainsi que des stations de traitement d’eau fournissant l'eau potable de toute la région, privant ainsi des millions de personnes.

 

Ces attaques rappellent le début des attaques de la coalition saoudienne contre le Yémen en 2015 où le régime saoudien s’imaginait pouvoir en finir rapidement avec la Résistance yéménite.

On se demande comment Ankara a pu se jeter dans le marais du nord de la Syrie sans tenir compte de l’expérience saoudienne au Yémen ?

Des appareils et de l'artillerie turcs ont lancé jeudi des attaques à l’aveuglette contre des silos et des infrastructures à Ras al-Aïn et dans les villages environnants ainsi que sur des champs de pétrole près du village d’al-Qahtaniyah. L'armée turque a également démantelé un certain nombre de blocs de ciment, érigés à la frontière syrienne.

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L’armée turque n’a pas manqué de pilonner des villages de la province septentrionale de Hassaké.

L’aviation et l’artillerie de l’armée turque ont ouvert le feu sur quelque 181 cibles des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord syrien.

On espère que la Turquie mettra fin à ses agissements militaires dans le nord syrien et qu’elle tirera la leçon de l’affaire yéménite ayant mis dans l’embarras l’Arabie saoudite.

Un responsable auprès des Forces démocratiques syriennes, (FDS) a annoncé qu’un drone de reconnaissance de l’armée turque avait été abattu jeudi dans le nord syrien.

« Les forces kurdes ont empêché des unités de l'armée turque de faire une progression sur l’axe nord de la ville de Tall Abyad, située dans le nord syrien », a-t-on appris de la même source.

L’agression turque contre la Syrie a eu lieu avec l’aval US

Et pourtant, lors d’une interview accordée mercredi à PBS NewsHour, le secrétaire d’État des États-Unis, Mike Pompeo a démenti que l’administration américaine avait autorisé l’agression turque.

« Les États-Unis n'ont pas donné le feu vert à la Turquie pour envahir la Syrie », a-t-il prétendu, ajoutant qu’Ankara avait des préoccupations légitimes en matière de sécurité et que le président Trump avait pris la décision de mettre les soldats américains à l'abri du danger.

Tout comme en mars 2015, quand l’Arabie saoudite a lancé pour "mondes et merveilles" promis par Washington, une invasion sur le Yémen, aujourd'hui, c'est Ankara qui se fait duper et qui attaque la  Syrie, dans l'espoir, suppose-t-on, de rececvoir des privilèges inespérés de la part des Américains.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV