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Zoom Afrique du 6 septembre 2019

Abuja-Pretoria : BRICS Afrique est mort ?

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

Le Togo attendu au forum « Investir en Afrique », annoncé au Congo-Brazzaville ;

Nigeria : Buhari explique pourquoi il a décidé de fermer temporairement des postes frontières avec le Bénin et le Niger ;

Côte d’Ivoire : Bolloré inaugure son premier AEROHUB sous-régional à Abidjan.

 

Les analyses de la rédaction :

Abuja-Pretoria : BRICS Afrique est-il mort ?

Cela fait des mois voire des années que les puissances occidentales travaillent à briser la dynamique dite BRICS au cœur de l’Afrique.

Car, on le sait, une économie à la BRICS est tout ce qui est le contraire du pillage des richesses africaines par les Occidentaux. On a vu comment Zlec, cette zone libre-échangiste à l’occidentale, a fini par vaincre les dernières résistances africaines aussi bien au Nigeria qu’au Bénin. 

Or cette dynamique destructrice se poursuit. Afin de déstabiliser le Nigeria qui a bien résisté aux chocs de Boko Haram et autres violences terroristes créées par l’Occident, les alliés saoudiens et émiratis ont poussé Buhari à déclarer terroristes l’une des communautés religieuses les plus respectées du pays, à savoir le chiisme, et son leader. Les mains occidentales ont aussi poussé Buhari à accuser l’Iran de chercher a créer un État islamique au Nigeria pour cause de sympathie avec Zakzaky ! Accusation ridicule qui est sans nul doute destinée à éloigner l’économie émergente qu’est le Nigeria de l’axe de la Résistance et de sa pensée anti-impérialiste.

À présent, il est temps de briser les liens entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, autre pôle anti-impérialiste et membre de BRICS. Abuja s’est-il laissé piéger de toute part ?

BBC rapporte l’info suivante avec délice :

L’Afrique du Sud a temporairement fermé ses missions diplomatiques au Nigéria à la suite d’attaques de représailles déclenchées par les violences xénophobes en Afrique du Sud.

Entre dimanche et mercredi, des foules ont pillé et détruit des magasins — appartenant pour la grande majorité à des étrangers — dans le centre commercial sud-africain de Johannesburg.

Le gouvernement nigérian s’est exprimé ouvertement sur la situation, condamnant cette violence.

La ministre sud-africaine des Affaires étrangères a qualifié cela d’embarrassant pour son pays.

« Notre gouvernement regrette toute violence contre les magasins appartenant à des étrangers ou les Africains d’autres pays qui résident en Afrique du Sud », a déclaré le radiodiffuseur national SABC en citant le ministre, Naledi Pandor.

Mardi et mercredi, des entreprises sud-africaines ont été la cible de manifestants dans plusieurs villes nigérianes.

Sept personnes ont été tuées dans les troubles en Afrique du Sud, mais aucune des victimes n’a été identifiée comme nigériane.

Néanmoins, les vidéos et les images partagées sur les médias sociaux qui prétendent montrer des Nigérians attaqués et tués ont attisé les tensions.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a envoyé un émissaire en Afrique du Sud pour « exprimer le mécontentement du Nigeria à l’égard du traitement de ses citoyens ».

Mais mercredi, le ministre des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama a précisé que, bien que le gouvernement estime que les entreprises nigérianes en Afrique du Sud ont été prises pour cible, il n’avait aucune information selon laquelle l’un de ses citoyens était mort.

« Il y a beaucoup d’histoires qui circulent sur les Nigérians qui se font tuer, sautent d’un immeuble et sont brûlés. Ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a également exhorté la population à cesser de s’attaquer aux entreprises sud-africaines au Nigeria, affirmant que le président « est particulièrement consterné par les actes de vandalisme ».

Pour aider les Nigérians qui voudraient quitter l’Afrique du Sud, le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’on leur offrait un vol gratuit pour rentrer chez eux.

Autre percée russe cette fois au Gabon :

Après la Chine qui devance la France en termes d’échanges, voici la Russie qui améliore nettement sa place et fait grimper ses échanges avec le Gabon.

L’ambassadeur de Russie au Gabon, Dmitry Kourakov et le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale se sont entretenus au sujet de la coopération entre les deux pays le 4 septembre.

Outre l’organisation prochaine du premier sommet Russie-Afrique qui va se dérouler à Sotchi en Russie du 23 au 24 octobre 2019, les deux personnalités ont évoqué l’état des relations économiques et diplomatiques.

Ainsi, depuis six ans, révèle le diplomate russe, les échanges commerciaux entre son pays et le Gabon sont passés de 600 millions à plus de 65 milliards de FCFA.

Ces échanges se caractérisent par l’entrée sur le marché gabonais de dérivés du pétrole, des aliments d’origine végétale et animale, des viandes et des abats. « Il y a du poulet russe vendu sur le marché gabonais par des intermédiaires français », assurait il y a un an l’ambassadeur russe à Libreville.

Les exportations gabonaises en Russie concernent le manganèse et ses concentrés pour un volume de 266 000 tonnes en 2018, en plus du bois vendu en Russie par des intermédiaires chinois.

La balance commerciale entre les deux pays penche très nettement en faveur du Gabon. Le pays a exporté pour 89 millions de dollars de produits sur le sol russe tandis qu’il en a importé pour un peu plus de 6,6 millions dollars au cours de la même période. Ce qui n’est pas le cas au niveau continental, car si la Russie a vendu à l’Afrique pour 17,4 milliards de dollars, elle ne lui a acheté que pour 3 milliards de dollars, dégageant ainsi un très confortable excédent commercial de 14,5 milliards.

Sénégal : la question du voile perturbe la rentrée d’une école catholique de Dakar

Il est tout de même extraordinaire de voir les puissances colonialistes venir imposer leur loi aux Africains alors qu’ils sont chez eux. Ainsi on interdit aux petites Sénégalaises le voile au Sénégal quand elles vont dans une école catholique. Une seule question : l’inverse est-il concevable ? Une école musulmane sénégalaise à Paris saurait-elle contraindre les petites Françaises à se voiler ?

L’Institution Sainte Jeanne d’Arc, un établissement privé catholique de Dakar interdit le port du voile islamique. Une décision qui a déclenché une polémique au Sénégal, un pays à 95 % musulman.

Malgré la polémique déclenchée par l’annonce de la décision, il y a quelques mois, l’Institution Sainte-Jeanne d’Arc passe à l’acte. Le port du voile islamique n’est plus accepté dans ce prestigieux établissement catholique de Dakar, au Sénégal. Certaines élèves parlent d’humiliation après avoir été renvoyées le jour de la rentrée scolaire.

« On s’est fait un peu humilier devant tous nos camarades à cause du port du voile, alors que dans le règlement intérieur de l’école, ils avaient dit “tête découverte”… Ils ont dit à nos parents, soit vous prenez vos enfants, et vous partez avec eux, soit ils retirent le voile. Et vraiment ça nous a touché nous, car on est dans cette école depuis plus de neuf ans », déplore l’élève Nour Rose, voile autour de la tête.

Des élèves désemparées, mais également des parents en colère qui demandent à l’État de prendre ses responsabilités. « Ce qui a été dit, c’était complètement faux, parce qu’on disait que cette règle a été introduite parce que les filles ne s’assoient pas à côté des garçons. C’est complètement faux, elle (ma fille) discute avec des garçons. Elle ne comprend pas ce qui leur arrive, c’est une sorte de désolation totale », regrette Abdou Daoud, père d’une élève renvoyée.

« On est dans le flou artistique. Les autorités étatiques fuient leurs responsabilités. Il faudrait prendre une décision et définitive, qu’on sache où l’on va », peste, pour sa part Mahmoud Abdali dont la fille fait également partie des victimes du nouveau règlement de l’établissement.

Des explications loin de convaincre certains parents d’élèves qui menacent même de porter plainte contre l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Mais la polémique va au-delà du cadre académique. La décision a fait naître une grosse polémique au Sénégal où beaucoup de Sénégalais et des associations musulmanes trouvent inacceptable l’interdiction du port du voile dans un pays à 95 % musulman, même dans un établissement catholique.

Le comble en cette affaire étant que les pères de l’Église catholique, comme Augustin, Jean Chrysostome, Tertullien ou Clément d’Alexandrie, ont tous fait obligation à la femme de se voiler les cheveux. Leur jugement a été confirmé par le plus grand docteur de l’Église, Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique : « Toutefois il ne convient pas aux femmes, même mariées, de laisser voir leurs cheveux, car l’Apôtre leur ordonne de se voiler la tête. » Mais il semblerait que les coups combinés de la Renaissance, de la Réforme, des Lumières, de la Révolution française et de Vatican 2 aient fini par définitivement faire rendre les armes à l’Église catholique, apostolique et romaine...

Cliquer sur le lien suivant pour voir la position catholique sur le voile :

https://radioregina.info/2019/08/15/de-la-necessite-des-femmes-de-se-voiler-par-st-thomas-et-peres-de-leglise/

Regardez cette vidéo sur YouTube ! 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV