Les analyses de la rédaction :
– 1re opération commando israélienne sur le sol tunisien :
Les parties qui cherchent à plonger l’Afrique du Nord dans le chaos le plus total ont fait leur petit coup d’État jeudi en Tunisie.
Une offensive armée contre un relais de radiotélévision à Gafsa (sud-ouest), deux attentats à Tunis sur fond de rumeurs sur la mort du président Béji Caïd Essebsi. Il est vrai que depuis les événements en Algérie, il y avait une volonté bien perceptible de pousser à une sorte de crescendo politique. Zoom Maghreb ne revient pas sur le récit des événements, mais sur ce qui les a précédés. Il y a deux semaines des centaines d’Israéliens, pour la plupart des militaires et des commandos, se sont rendus en Tunisie dans le cadre d’un pseudo-pèlerinage organisé par le ministère du Tourisme. À l’époque, ce coup de force made in Mossad a suscité l’indignation d’une majorité de Tunisiens qui, manif à l’appui, ont commandé une « invasion israélienne » du sol tunisien qui ne dit pas son nom... Il semblerait qu’Israël, dont l’ex-chef du Mossad, faisait effectivement partie des « touristes » n’a guère apprécié cette réaction tunisienne. Tout le monde sait que ces violences sont propres à faire fuir les touristes d’un pays qui compte sur ce secteur comme l’une des principales recettes en devises. Rappelons qu’en termes de sorties anti-israéliennes, les Tunisiens ont été particulièrement actifs ces derniers jours en organisant des manifs contre la conférence de Manama, une « tentative honteuse de normalisation » avec Israël. Et puis, que dire de cette affaire des faux comptes que Facebook vient de supprimer, qui provenaient d’Israël et incitaient l’opinion tunisienne contre ses responsables ? D’ailleurs la rumeur concernant la mort du président doit se comprendre en ce sens : c’est en cherchant à créer la psychose que le chaos finit par s’installer.
– Les Tunisiens résidant à l’étranger appelés à rentrer en masse en Tunisie
Suite aux deux attentats terroristes perpétrés le jeudi 27 juin 2019 à Tunis, et à la tentative d’attaque contre la station de transmission de Jebel Orbata, le syndicat des travailleurs immigrés appelle les Tunisiens vivants à l’étranger à rentrer au pays pendant l’été et contribuer ainsi à la relance du tourisme...
– Polémique sur le drapeau amazigh : le sioniste Bernard-Henri Lévy s’en mêle
Le militant sioniste franco-israélien Bernard-Henri Lévy a commenté la polémique soulevée par l’interdiction du drapeau amazigh lors des manifestations en Algérie. « En Algérie, c’est comme une banquise qui se craquelle. Ses tabous s’en vont un à un et, par exemple, celui du sort des Berbères. Voir la jeunesse leur dire sa fraternité et son respect, la voir dénoncer l’interdiction du drapeau amazigh, quelle leçon ! » a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Bernard-Henri Lévy, acolyte de Nicolas Sarkozy qu’il a aidé à faire assassiner le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en 2011, surfe sur la vague et veut tromper l’opinion publique en faisant accroire à l’existence d’une minorité opprimée en Algérie, rejoignant ainsi le discours du MAK dont il est le parrain en France et en Israël. Il évoque le « sort des Berbères » qu’il assimile ainsi implicitement aux Kurdes ou aux yézidis en Irak, deux communautés ethnique et religieuse dont le martyre et la souffrance lui ont servi pour sa propre propagande…
– « Main étrangère » en Mauritanie : comment réagissent le Sénégal, le Mali et la Gambie
Dans son allusion, Ahmedou Ould Abdallah, le ministre mauritanien de l’Intérieur a usé de tact diplomatique, en évoquant lors d’une conférence de presse « une main étrangère venue des pays voisins » pour expliquer l’ampleur des accrochages à la suite de l’annonce des résultats de la présidentielle du 22 juin. Plus enclin à cette précaution, Ismaël Ould Cheikh Ahmed, son collègue aux Affaires étrangères n’a pourtant pas usé de pincettes pour préciser que la salve visait le Sénégal, le Mali et la Gambie. Comment ces pays ont-ils réagi ? Il y a eu une séance de moins d’une heure où une note portant les griefs reprochés leur a été remise. Ce mercredi 26 juin, dans une des salles de l’immense immeuble marmoréen qui sert de siège à la diplomatie mauritanienne, la petite séance d’explications à laquelle se sont pliés Mamadou Tall, Mohamed Dibassy et Mawdo Corajiki Juwara, respectivement ambassadeurs du Sénégal, du Mali et de la Gambie, ne s’est pas éternisée. Les ambassadeurs des trois pays ont affirmé avoir exigé à leurs ressortissants respectifs de ne pas participer à ces manifestations. Nous avons pris les mesures nécessaires pour demander à notre communauté de se tenir à l’écart de toute manifestation publique qui ne les concerne pas », ajoute le diplomate de la plus forte communauté étrangère en Mauritanie…
« Il y a une main étrangère venue des pays voisins qui est derrière ces événements », s’offusque Ahmedou Ould Abdallah, le ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse. Le ministre n’a peut-être pas tort, mais il s’explique mal le coup que la Mauritanie est en train de vivre. Samba Thiam a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi par la police mauritanienne. Il s’agit d’un cet ancien réfugié politique au Sénégal puis aux États-Unis, qui est le président du FPC, les ex-Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), mouvement emblématique de défense de la cause des Négro-Mauritaniens. Tout est dit ici : les Africains arrêtés en marge des manifs seraient tous d’une façon ou d’une autre soutenus et incités par les services occidentaux. En Mauritanie, il est surtout question d’attiser les divergences arabo-africaines. C’est sur cette piste là que les Américains avancent désormais pour provoquer là aussi un autre de crise, situé entre le Sahel et l’Afrique du Nord.
– Le maréchal Haftar ordonne d’attaquer les navires et intérêts turcs en Libye
Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est de la Libye, a ordonné à ses forces de prendre pour cible les navires et intérêts turcs et d’interdire les vols depuis et vers la Turquie, a annoncé vendredi soir son porte-parole.
Les troupes du maréchal Haftar, lancées depuis près de trois mois à la conquête de Tripoli, accusent la Turquie de soutenir leurs rivaux loyaux au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé dans la capitale libyenne.
Le porte-parole a accusé par ailleurs la Turquie d’avoir aidé les forces du GNA à s’emparer de la ville de Gharyan, principale base arrière des forces de Haftar, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Le maréchal Haftar a perdu mercredi cette ville dont il avait fait son centre d’opérations et d’où il était parti le 4 avril à la conquête de la capitale libyenne, à plus de 1 000 km de son bastion de Benghazi (est)…
Regardez cette vidéo sur YouTube !