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La Chine augmente ses importations iraniennes et vénézuéliennes de pétrole

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La Chine augmente ses importations de pétrole en provenance du Venezuela. (Photo d'illustration)

À présent, selon les experts, la Chine tente d’aider ses partenaires énergétiques visés par des sanctions économiques américaines. Selon les observateurs, Pékin agit également ainsi pour se protéger contre les pressions des Américains, écrit le site de la chaîne RT.

En janvier et mars 2019, la Chine a augmenté ses importations de pétrole en provenance d’Iran et du Venezuela respectivement de 78 % et de 192 %.

Comme l’a déclaré Alexeï Maslov, directeur du département d’études orientales de l’École des hautes études en sciences économiques de Moscou, Pékin est à l’heure actuelle le plus grand créancier de Caracas. De cette manière, dans le contexte de la crise politique et économique au Venezuela, la Chine s’efforce de protéger ses investissements financiers par d’importants achats de pétrole.

Selon le site d’information Tanker Trackers, durant la période de janvier à mars, les importations chinoises de pétrole iranien via la mer ont accusé une hausse de 78 %, passant de 431 000 à 767 200 barils par jour. Au cours de la même période, celles en provenance du Venezuela ont augmenté de 192 %, passant de 84 200 à 226 800 barils par jour.

« Téhéran reste l’un des principaux fournisseurs de pétrole de la Chine. En outre, les compagnies chinoises souhaitent travailler sur les champs pétroliers iraniens, tout en sachant que Pékin investit dans certains projets liés au développement des infrastructures de la République islamique. Par conséquent, la Chine tente effectivement d’apporter un soutien économique à ses partenaires pour compenser les sanctions américaines contre ces pays », a déclaré Natalia Miltchakova, directrice adjointe du centre analytique Alpari.

Selon Alexeï Maslov, ce partenariat énergétique actif avec l’Iran et le Venezuela est aussi directement lié aux tensions dans les relations entre la Chine et les USA. D’après l’expert, même en cas de signature d’un accord commercial et de fin de la guerre de taxes entre les deux pays, Washington continuera de faire pression sur Pékin. C’est pourquoi la Chine essaie de renforcer la coopération avec d’autres partenaires.

« La Chine importe essentiellement son pétrole et son gaz de Russie, des pays du golfe Persique et des États-Unis. Mais il s’avère que les États-Unis peuvent bloquer l’acheminement de leurs hydrocarbures en Chine, ainsi qu’influer négativement sur les fournitures pétrolières du Moyen-Orient. Pour cette raison, Pékin cherche des sources d’approvisionnement alternatives », analyse Alexeï Maslov.

Parallèlement à l’augmentation des importations pétrolières d’Iran et du Venezuela, la Chine a dû réduire ses achats d’hydrocarbures russes. Selon la direction chinoise des douanes, en février, les importations d’hydrocarbures russes ont chuté de presque 17 %, pour atteindre 5,74 millions de tonnes.

À la fin de janvier de cette année, l’administration américaine a imposé de sévères sanctions contre la plus grande compagnie pétrolière vénézuélienne, PDVSA. Washington a également gelé 7 milliards de dollars des avoirs de cette compagnie.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV