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Zoom Afrique du 17 mars 2019

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Un Sud-Soudanais arbore le drapeau national. (Archives)

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • La Zambie appelle à un commerce renforcé avec la Tanzanie
  • Au Sénégal, le ministère du Commerce recadre les cimenteries SOCOCIM
  • Cameroun : l’acte 10 du Cameroon Business Forum est en préparation

Les analyses de la rédaction :

  • Mali

On sait qu’au Sahel, la guerre des forces d’occupation est entrée dans une nouvelle phase avec désormais l’implication directe d’Israël venu porter secours à la force Barkhane, laquelle s’est placée sous le commandement US. Le 14 mars, le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes françaises a publié le bilan des activités de l’armée de l’air en 2018. En d’autres termes, il rend public le bilan des crimes de guerre commis par la force d’occupation : et il en ressort que le nombre d’heures de vol effectuées sur les théâtres d’opérations extérieurs est quasiment stable par rapport aux années 2016 et 2017, en raison notamment d’une sollicitation accrue des drones MQ-9 Reaper dans la bande sahélo-saharienne qui décollent des bases américaines d’Agadez ou de Diko et partent à la chasse de la population. Les drones US ont assuré 1 407 missions, ce qui représente 9 190 heures de vol (soit 383 jours). Mais ceci n’est qu’un seul aspect des crimes commis par la force d’occupation. Cette force tue aussi à l’aide de ses avions sans qu’aucun média en parle. Les Mirage 2000 bombardent le Sahel dans une totale impunité. Ils ont assuré 5 471 heures de vol pour 1 650 sorties.

Par rapport à 2017, les missions que les Mirage ont effectuées ont été plus nombreuses (1 400). Normal puisqu’au Sahel il s’agit d’une invasion promise à la fois à durer et à s’étendre. Au bilan des morts civiles de ces raids et bombardements que les médias placent sous l’étiquette des terroristes, il faut ajouter le nombre de soldats maliens et sahéliens tués dans différentes attaques toujours attribuées à ces mêmes terroristes qui, comme dans le cas d’Amadou Koufa, meurent mais sont miraculeusement ressuscités, laissant penser que la force Barkhane les utilise comme appât pour tuer des soldats sahéliens et justifier des raids contre la population locale. On ne dispose d’aucun chiffre sur le bilan des soldats sahéliens liquidés, qui servent de bouclier aux soldats occidentaux, l’objectif étant évidemment de réduire autant que faire se peut la taille des armées nationales au Sahel. Et dire que DW titrait ce matin : « Le Mali est aujourd’hui l’intervention militaire allemande la plus dangereuse. Il y a des risques d’attentats, des pièges d’explosifs. »

  • Soudan-Soudan du Sud

C’est un choc dans le vrai sens du terme : jusqu’ici le clan occidental devait se soucier de la présence grandissante de la Russie au Soudan où Moscou projette d’avoir une base militaire, emploie des instructeurs ou encore érige des centrales atomiques. Désormais, le Soudan du Sud et les visées russes donnent aussi du grain à moudre aux puissances occidentales, elles qui croient pouvoir faire main basse sur le Soudan en provoquant la chute d’el-Béchir puis en finir avec cette espèce d’anti-occidentalisme bien gênant à Juba, lequel a fait tomber à l’eau l’ensemble de leurs plans néocolonialistes. Car cet Omar el-Béchir, à qui Poutine a envoyé son émissaire Riabkov samedi, a su, tout malin qu’il est, faire la paix avec son voisin du Sud, rétablir la paix entre les Sud-Soudanais eux-mêmes et surtout rétablir le flux du pétrole depuis les vastes gisements du Soudan du Sud vers le Nord pour en disposer comme dans les temps anciens, c’est-à-dire comme à l’époque où le grand Soudan était uni. En visite donc à Khartoum qui connaît une période de turbulences exogènes, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov a donc déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec le président soudanais Omar al-Béchir, qu’il avait invité ce dernier à participer au premier sommet Russie-Afrique à Sotchi organisé par Vladimir Poutine.

La réunion devrait avoir lieu à Sotchi, en Russie, en octobre prochain. Bogdanov a déclaré que cette réunion était la première du genre dans l’histoire des relations entre la Russie et les pays africains. L’envoyé du Poutine a également annoncé qu’il avait discuté avec Omar al-Béchir du processus de dialogue et de coordination entre Moscou et Khartoum dans tous les domaines. « Nous sommes satisfaits du niveau de confiance qui existe entre Moscou et Khartoum en ce qui concerne les questions internationales, régionales et africaines », a-t-il déclaré. Terrifiés, les Américains viennent eux aussi d’envoyer une délégation à Khartoum pour rencontrer le directeur des services soudanais de renseignement et de sécurité. Les Américains veulent sans doute lancer un dernier avertissement à leurs hôtes soudanais et leur dire qu’un état trop avancé des coopérations avec la Russie ne sera pas toléré. Les médias parlent d’ailleurs du fait que la délégation US a évoqué les récentes décisions du président soudanais concernant la destitution du gouvernement national et l’annonce de l’état d’urgence afin de protéger la sécurité et de respecter le front intérieur. Mais au Soudan, les américains ne se font pas trop d’illusions. Après tout, les liens Khartoum-Moscou sont anciens. Là où ils commencent à sortir de leurs gonds, c’est bien au Soudan du Sud. La Russie s’est abstenue lors d’un vote à l’ONU destiné à renouveler pour un an le mandat de la mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud. Selon Moscou, les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies ne soutiendraient pas assez le processus de paix.

« Nous sommes déçus par la réticence opiniâtre de nos collègues à saluer l’accord » signé en septembre, a expliqué Dmitry Polyanskiy, ambassadeur adjoint russe auprès de l’ONU, pour justifier l’abstention de Moscou lors du vote d’une résolution destinée à renouveler pour un an le mandat de la mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud. Le texte, proposé par les États-Unis, a reçu le feu vert des quatorze autres membres du Conseil.

Cela veut dire très clairement que via le Soudan, la Russie est sur le point de se mêler au dossier sud-soudanais. Un dossier où l’Amérique et Israël ont tout manigancé, mais où les résultats ne sont pas au rendez-vous. La Russie doublera-t-elle l’Occident à Juba ?

  • Afrique : les États-Unis se posent en alternative à la Chine

Les USA promettent monts et merveille aux Africains, pour chasser la Chine d’Afrique. Washington veut proposer une alternative à Pékin sur le continent, voire un contre-modèle plus avantageux pour les pays subsahariens, à l’heure de signer des contrats et des partenariats, a indiqué, le 15 mars à Kinshasa, le sous-secrétaire d’État américain en charge des questions africaines, Tibor Nagy.

« Il ne s’agit pas de remplacer les Chinois, mais je pense que l’Afrique devrait avoir l’occasion de choisir ses partenaires », a déclaré Tibor Nagy, en réponse à une question lors d’une conférence de presse dans la capitale congolaise.

« Le modèle chinois c’est : vous apportez un contrat, vous signez, et nous, les pays africains, nous devons à la société cinq milliards de dollars », a-t-il développé.

« Il existe un autre modèle qui s’appelle financement en fonds propres [equity financing], qui ne creuse pas la dette du pays », a assuré le sous-secrétaire d’État, en tournée en Ouganda, au Rwanda, en République démocratique du Congo, avant de se rendre au Cameroun.

« Nous revenons tout juste d’Ouganda où une société américaine va construire une raffinerie en utilisant ce modèle. Le gouvernement ougandais est ravi parce que cela n’ajoutera rien à la dette du pays », a-t-il assuré.

Universitaire et ancien diplomate en poste dans plusieurs pays africain, Tibor Nagy s’est livré à cette démonstration à deux pas de Kinshasa, capitale d’un pays en proie à de lourdes difficultés financières et dont une partie de la dette est détenue par la Chine.

Les entreprises américaines « amèneront des emplois, car elles n’apportent pas leurs propres employés pour n’importe quel travail un tant soit peu qualifié », a-t-il poursuivi.

Les sociétés américaines « emploient des gens sur place, procèdent à des transferts de technologie, elles ne participent pas à la corruption, elles sont très, très attentives à l’environnement », a résumé l’émissaire de Donald Trump.

« Je souhaiterais que les entreprises américaines s’installent dès aujourd’hui en Afrique, mais il y a un autre point qui est très important : nos sociétés ne sont pas publiques », a-t-il poursuivi, répondant à une question visant également les entreprises chinoises souvent détenues à 100 % par l’État.

« Je ne peux pas ordonner à une entreprise américaine d’aller au Gabon ou en Gambie. Je peux les encourager très fortement, mais les sociétés américaines iront là où il y a des opportunités », a-t-il conclu.

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV