En Syrie, les affrontements se poursuivent dans la zone démilitarisée d’Idlib alors que l’armée régulière et les terroristes échangent des coups de feu.
Malgré les pourparlers de paix en cours à Astana, le gouvernement syrien et les groupes armés n’ont pas encore mis fin à leurs hostilités dans la zone démilitarisée d’Idlib.
Selon une source bien informée présente sur la base militaire de l’armée syrienne à Mhardeh, l’armée régulière a lancé, ce mercredi 28 novembre, une puissante attaque contre un groupe de terroristes qui tentaient de déployer un important contingent de renforts dans la zone démilitarisée, située près de l’axe Idlib-Hama.
En réaction, les membres du groupe terroriste Jaych al-Izza ont pris pour cible les positions de l’armée syrienne près de Mhardeh. Ces attaques ont provoqué plusieurs explosions qui pouvaient être entendues très loin au sud, jusque dans la ville de Hama.
Les deux parties se sont ensuite engagées dans des affrontements durant tout l’après-midi.
Par ailleurs, les terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham ont attaqué plusieurs positions de l’armée syrienne au sud de Khwein al-Kabir, un village de la province d’Idlib.
L’armée syrienne et les groupes armés se sont mutuellement accusés d’être à l’origine des violences qui se sont produites aujourd’hui.
Les groupes armés confirment que leurs attaques contre l’armée syrienne dans la zone démilitarisée d’Idlib constituent une violation flagrante de l’accord de Sotchi sur la mise en place d’une zone démilitarisée à Idlib.
Selon l’armée syrienne, les terroristes auraient dû déjà quitter la zone de désescalade à Idlib avant le 15 octobre.