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Le secrétaire du Parlement kurde démissionne, en signe de protestation contre le référendum

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le secrétaire du Parlement du Kurdistan irakien Fakhreddine Qader a démissionné, le 30 septembre 2017. ©IRNA

Le secrétaire du Parlement du Kurdistan irakien a démissionné en signe de protestation contre le référendum d’indépendance très controversé qui a eu lieu le 25 septembre.

Fakhreddine Qader, secrétaire du Parlement du Kurdistan irakien, a présenté, ce samedi 30 septembre, sa démission pour exprimer sa protestation la plus vive contre un référendum qui a eu lieu contrairement aux lois du pays et dans la conjoncture où « l’avenir du peuple kurde est en danger ».

Lors d’une conférence de presse, Fakhreddine Qader a affirmé avoir quitté son poste, disant que le référendum sur l’indépendance du Kurdistan était de nature « illégale ».

« Ce référendum mène le peuple du Kurdistan vers un avenir incertain et le met sur une pente en déclin. D’où notre vive inquiétude. »

Il a ajouté qu’il ne voyait pas de perspective claire au Parlement kurde et qu’il ne voulait plus faire partie des événements à venir.

« Nous avons ratifié plusieurs lois importantes au Parlement du Kurdistan, mais non seulement ces lois ne sont pas entrées en vigueur, mais en plus elles nous ont créé une avalanche de problèmes. Nous avons énormément essayé de débloquer des fonds de revenus pétroliers afin de faire toute la lumière sur les ventes du brut, mais ce projet est resté stérile et des dizaines de contrats illégaux ont été signés », a-t-il déploré.

Malgré les voix qui se sont élevées partout dans le monde et la vive opposition du gouvernement central de Bagdad contre la tenue de ce référendum, le chef du Kurdistan irakien Massoud Barzani l’a organisé comme prévu, le 25 septembre 2017, dans toutes les régions dominées par le Kurdistan, voire les régions disputées par Bagdad et Erbil.

Le gouvernement et le Parlement irakiens, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, les États-Unis et les pays du Moyen-Orient et de l'Europe ont condamné ce référendum, en le considérant comme une violation de la Constitution irakienne. Ils ont rejeté la légitimité des résultats du référendum et mis l’accent sur l’unité, l’intégralité territoriale et la souveraineté de l’Irak.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV