Les experts iraniens, russes et turcs se retrouvent dans moins de deux semaines autour de la même table pour la Syrie.
Les trois parties se réunissent d'ici au maximum 12 jours, pour discuter des modalités de la mise sur pied des zones de désescalade en Syrie, a annoncé, jeudi 12 mai, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Le haut diplomate russe qui s'exprimait à Fairbanks, en marge d'une réunion ministérielle du Conseil de l'Arctique, en Alaska, a précisé que conformément à l'accord d'Astana, sur les zones de désescalade en Syrie, "la participation de tous les observateurs devrait être approuvée par tous les acteurs engagés dans l'accord dont le gouvernement syrien".
Ces zones de désescalade, sont le fruit d’un accord signé samedi dernier à Astana, capitale kazakh entre les trois pays garants du cessez-le-feu en Syrie, à savoir la Russie, l’Iran et la Turquie.Les trois acteurs qui ont signé la semaine dernière un mémorandum pour la mise en place des zones de désescalade sur le territoire syrien, doivent surveiller également la bonne application de l'accord.
L'accord porte sur la création de quatre zones de sécurité permettant le retour "sûr" des réfugiés syriens. Des postes de contrôle et des centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement « d’autres parties » sont également prévus.
Quant à l'ONU, elle a salué l'initiative et juge nécessaire l'amélioration de la condition de vie du peuple syrien. Mais étant absente de l'accord, elle insiste pour envoyer à tout prix ses observateurs sur le territoire syrien. La Russie et l'Iran cherchent à éviter un remake du modèle libanais en Syrie : la présence de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban déployée sur les frontières israélo-libanaises dès 78) n'a servi en réalité qu'à faciliter la tache à l'agresseur israélien dans ses agressions contre le sud du Liban.