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La belle dance du nouveau secrétaire général des Nations unies pour les Al-e Saoud

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Rencontre entre Guterres et la roi saoudien à Riyad. ©Qatreh

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antoni Guterres, en visite en Arabie saoudite, a qualifié ce pays de pilier de la stabilité de la région. 

Dans l'après-midi du samedi 11 février, le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antoni Guterres, a été accueilli à l’aéroport de Riyad  par le ministre saoudien des Affaires étrangères avant de rencontrer le roi saoudien, Salmane Ben Abdelaziz, le prince héritier et Premier ministre, Mohammed Ben Nayef, et le ministre des Affaires étrangères, Adel Ben Ahmed al-Jubeir

Lors d’une conférence de presse conjointe, hier après-midi avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Guterres a fait des déclarations concernant l’État saoudien. Déclarations qui témoignaient parfaitement de sa méconnaissance de la région et des crimes commis par ce régime. Ses propos portaient surtout des empreintes de flatterie et de louange comme s'il craignait une suspension des contributions de ce pays.

Devenu secrétaire général des Nations unies en 2017, le Portugais Antoni Guterres a proclamé : «  Faisons de 2017 l’année de paix ». Il s'est également engagé à trouver des solutions aux crises à travers le monde. Ce geste donnait l’espoir de voir davantage de paix et de stabilité dans le monde. Mais le fait de qualifier de pilier de la stabilité de la région le régime saoudien qui massacre impitoyablement depuis 2 ans le peuple innocent yéménite a détruit cette espérance.

De même, alors que l’Arabie saoudite est le berceau du terrorisme et que l’enseignement déviationniste du wahhabisme jette la base de la pensée des groupes extrémistes terroristes, Guterres a jugé nécessaire la coopération entre cette organisation et ce régime.

Guterres a également remercié l’Arabie saoudite pour ses aides aux Syriens alors que ce régime a apporté un grand soutien financier et en armement aux groupes terroristes en Syrie et participé à la destruction des infrastructures de ce pays, et que l’errance du peuple syrien est le fruit de la connivence entre Riyad et certains pays mercenaires de la région et certains pays occidentaux avec en tête les États-Unis

En ce qui concerne la crise yéménite, Guterres a prétendu qu’il fallait la résoudre via des résolutions internationales alors que l’ONU n’a jusqu’à présent adopté aucune résolution en soutien au peuple opprimé yéménite.

En effet tout comme l’ex-secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui avait reconnu que Riyad avait menacé de couper ses aides financières aux programmes de cette Organisation si le nom de la coalition arabe n’était pas retiré de la liste des pays et groupes terroristes; son successeur portugais, a décidé de lui emboîter le pas et de fermer les yeux sur les crimes commis par ce régime au Yémen ainsi que sur le soutien financier aux groupes terroristes en Syrie et dans certains pays du monde. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV