Benyamin Netanyahu a commencé ce lundi une tournée au Royaume-Uni, en Amérique et en Australie, avec pour objectif de joindre les dirigeants de ces trois pays à sa cause anti-iranienne.
Selon le journal britannique The Guardian, le Premier ministre israélien avait parlé hier dimanche 5 février de cette prochaine tournée : " Nous sommes au début d’une ère diplomatique importante pour Israël. »
Netanyahu avait ensuite prétendu : « Dans le secteur diplomatique, j’ai l’intention d’insister sur l’impératif de constituer un front commun contre l’agression audacieuse de l’Iran. Ce sujet doit être abordé conformément à la situation actuelle et plus particulièrement dans le cadre de l’opposition de l’Iran à l’ordre international. »
Concernant l’accord 5+1, Netanyahu a une fois de plus affirmé : « Nous savons que cet accord a gêné non seulement Israël mais aussi l’Amérique et beaucoup de pays de la région. »
Il a également indiqué : « Je rencontrerai bientôt le président Trump à Washington et je projette d’échanger avec lui de la reprise des sanctions contre l’Iran ; les sanctions contre les missiles balistiques ; les sanctions contre leurs actions terroristes. Nous discuterons aussi ensemble de la lutte à mener contre cet accord nucléaire faible ! »
Le Premier ministre du régime israélien envisage donc clairement de faire monter contre Téhéran les dirigeants des trois pays où il compte se rendre.
Aujourd'hui, lundi 6 février 2017, Netanyahu a rencontré son homologue britannique, Theresa May à Londres auprès de laquelle il a prétendu que l’Iran voulait anéantir Israël et qu’il lui fallait donc une aide internationale et l’imposition de nouvelles sanctions contre Téhéran. Cela fait quelques jours que le Premier ministre israélien appelle de ses vœux « les pays responsables » à constituer un front commun contre Téhéran.
Netanyahu doit rencontrer aussi aujourd’hui, Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères à Londres.
La rencontre avec le président américain, elle, est prévue pour le 15 février à Washington.
Le Royaume-Uni est sur le point de sortir de l’Union européenne et cherche ainsi à se faire des alliances internationales.
Theresa May semble entretenir de bons rapports avec l’administration américaine actuelle et avec Tel-Aviv. Ces derniers jours, May a annoncé clairement des positions pro-israéliennes, en refusant par exemple de signer la déclaration finale de la conférence de paix à Paris, au cours du mois dernier.