Human Rights Watch (HRW) a publié un nouveau rapport dans lequel il a fait part de l’intensification de la répression par les autorités saoudiennes envers les écrivains, les militants juridiques et les opposants.
Selon le site d’information al-Ahed, l’ONG Human Rights Watch a annoncé que les responsables saoudiens avaient multiplié les arrestations et les sentences contre les écrivains, les avocats et les militants politiques.
« La répression sans répit des opposants saoudiens comprend l’intimidation, l’interdiction de voyage, l’arrestation et la poursuite judiciaire. Et depuis 2014, tous les opposants ont comparu devant un tribunal pénal spécialisé », selon HRW.
En janvier dernier, un tribunal saoudien a condamné deux éminents activistes à de longues peines de prison, pour avoir eu des liens avec les médias et les organisations juridiques internationales et emprisonné deux autres personnes.
Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient a déclaré que les autorités saoudiennes tentaient d’emprisonner ou d’étouffer la voix de ceux qui ne respectaient pas leur ligne officielle ou ceux qui ont le courage d’exprimer leur opinion indépendante en matière de politique, de religion et de droits de l’homme.
« Quand est-ce que vous comprendrez que le contact avec les médias ou les organisations internationales ne doit pas être considéré comme délit ? » a-t-elle dit en s'adressant aux dirigeants saoudiens.
La Cour pénale d’Arabie saoudite a condamné le 18 janvier dernier Nazir Al-Majid, journaliste et écrivain saoudien, à sept ans de prison, plus d’une interdiction de quitter le territoire pendant sept ans à l’issue de sa peine.
Le journaliste est jugé pour désobéissance envers le pouvoir, participation à des manifestations dans la région de Qatif, des écrits critiques envers le régime saoudien, et pour avoir été en contact avec des correspondants d’agences et médias internationaux.