
Le porte-parole du ministère, le général de brigade Igor Kounachenkov qui rapporte cette information, confirme la présence de quelques 500 alépins résidant les quartiers de l'est de la ville à cette manifestation qui s'est tenue jeudi contre le blocage des couloirs humanitaires mis en place par l'armée syrienne.
"Au moins 200 manifestants ont tenté de forcer les barrages pour se rendre dans les quartiers de l'ouest, sous contrôle du gouvernement, avant de se heurter aux terroristes qui ont mitraillé les manifestants. Aussitôt après la fusillade, les terroristes auraient dressé des postes de contrôle tout autour des quartiers de l'est. Ces quartiers ont été ensuite minés et des snipers, installés sur les toits."
Selon le général de brigade russe, au moins 17 personnes dont deux adolescents de 13 et de 14 ans ont été tués et plus de 40 autres civils ont été blessés.

Ensuite, est venu le tour des arrestations arbitraires. " Ceux des habitants qui avaient organisé la manifestation ont été arrêtés jeudi par les terroristes avant d'être transférés dans un lieu inconnu et exécutés vendredi".
Depuis le mois de juin, les quartiers de l'est d'Alep sont encerclés par l'armée syrienne et ses alliés qui contrôlent la partie occidentale de la ville.
Toute la journée de vendredi, l'armée syrienne a continué ses raids sur Alep orientale. L'aviation syrienne a procédé à plusieurs frappes aériennes au-dessus de la banlieue ouest, visant les positions terroristes à Rashiddeen 4, Rashiddeen 5, Al-Mansoura et Maart Al-Aria.
Les raids ont infligé de nombreux dégâts aux camp des takfiristes. Dans les jours qui viennent, les forces armées syriennes et le Hezbollah devraient lancer une offensive décisive autour du gouvernorat d’Alep afin d’expulser les takfiristes de la capitale provinciale.