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ONU : le respect de la liberté d’expression en Turquie s’est dégradé

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Au moins 160 médias ont été fermés et plus de 37.000 personnes ont été arrêtées en Turquie. (Photo d'archives)

Les Nations unies ont mis en garde la Turquie contre la dégradation du respect de la liberté d’expression dans ce pays.

David Kaye, rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, a déclaré avoir un profond sentiment que la liberté d’opinion et d’expression à travers la Turquie avait été restreinte.

Kaye a reconnu qu’après la tentative de coup d’État, la Turquie était menacée par les milices kurdes du PKK mais que cela ne signifiait pas que le gouvernement disposait d’un chèque en blanc pour faire tout ce qu’il lui chante afin de restreindre la liberté d’expression.

Ce rapporteur onusien affirme que la liberté d'opinion ne doit pas être soumise à une quelconque restriction. "Nous avons constaté à tous les niveaux que les restrictions ont un impact sur les différents aspects de la vie en Turquie", a-t-il poursuivi.

Kaye doit présenter son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Après le putsch avorté contre Recep Tayyip Erdogan, des dizaines de milliers de forces militaires et policières, de juges, d’enseignants, de professeurs à l’université et d’employés du gouvernement ont fait l’objet d’une purge.  Au moins 160 médias ont été fermés et plus de 37.000 personnes ont été arrêtées.

Les détracteurs d’Erdogan ont accusé Ankara d’avoir réprimé ses opposants et détracteurs lors de l’état d’urgence décrété suite à cette tentative de coup d’État.

En début de cette année, Human Right Watch a annoncé que lors de l’état d’urgence, la Turquie avait violé les droits des Kurdes et avait fait subir à certaines personnes arrêtées des violences sexuelles et physiques.

Cette organisation a ajouté que le gouvernement d’Ankara avait autorisé les services de renseignement à torturer les personnes détenues.   

Pour rappel, la Turquie a mené des frappes dans le nord de l’Irak sous le prétexte de lutter contre Daech, mais pour certains, l’objectif était de réprimer les Kurdes. 

Avec Le Monde

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SOURCE: FRENCH PRESS TV