TV

Aoun entend jouer les médiateurs entre Riyad et Téhéran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (G) rencontre le nouveau président libanais Michel Aoun, le 7 novembre 2016, à Beyrouth. ©AFP #Liban

Selon le journal libanais As-Safir , en attendant de nouvelles évolutions sur la scène politique libanaise et la formation du nouveau cabinet, le président élu Michel Aoun s’apprête à effectuer sa première visite à l’étranger après son élection à la présidence libanaise, une visite qui le conduira en Arabie saoudite.

Des sources proches du ministère libanais des Affaires étrangères ont annoncé que Michel Aoun voulait donner une tournure entièrement politique à sa visite en Arabie saoudite lors de laquelle Riyad annoncerait son aide financière de trois milliards de dollars à l’armée libanaise.

La question qui se pose maintenant est de savoir si le déplacement imminent d’Aoun à Riyad se limiterait à cette question-là ou bien d’autres dossiers se profileraient sous la nouvelle présidence libanaise.

Samer el-Sabhan ministre d'Etat saoudien chargé des Affaires du golfe Persique (G) rencontre le président libanais Michel Aoun, le 28 octobre 2016, à Rabieh. ©AFP

 

Dans ce droit fil, une source bien informée libanaise a confié au journal As-Safir que le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le ministre d’Etat saoudien chargé des Affaires du golfe Persique Samer el-Sabhan avaient répété communément une phrase lors de leurs rencontres séparées avec les autorités libanaises.

« Il faut généraliser et institutionnaliser le modèle de la présidence libanaise dans de nombreux pays arabes et renforcer les solutions politiques acceptées par toutes les parties concernées au Yémen, en Syrie, en Irak et à Bahreïn ; d’autant plus que les évènements de ces dernières années ont prouvé l’impossibilité d’un règlement définitif des crises régionales en optant pour des solutions militaires », a ajouté la même source.

En tant que président libanais arabo-chrétien, Michel Aoun veut être à l’origine de la création des ponts de communication entre l’Iran et l’Arabie saoudite ; c’est pourquoi après Riyad, Téhéran sera sa prochaine destination et ce, dans le dessein d’accorder un rôle de pionnier aux Chrétiens et de devenir une soupape de sécurité en cas d’escalade entre ces deux pays.

Cette source ajoute que les relations solides de Michel Aoun avec la Syrie et l’Iran d’une part, et ses relations avec les monarchies arabes du golfe Persique d’autre part, lui permettront de découvrir les points communs entre ces deux parties en vue d’accélérer le processus censé aboutir à une solution politique à la crise syrienne, d’autant plus que le conflit syrien menace l’existence du Liban et que son règlement sera en faveur du pays du Cèdre. 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV