Les opposants de la politique russe en Syrie ont jeté le 3 novembre environ 800 bras et jambes de mannequins devant l’ambassade russe à Londres. Dans une note de protestation adressée au Foreign Office britannique, la Russie s’est dite inquiète de l’inaction de la police de ce pays envers les actes provocateurs à l’encontre de la Russie à Londres.
La Russie a annoncé que ces bras des mannequins ont empêché les fonctionnaires et les usagers de l’ambassade d’y pénétrer et que la police londonienne n’était qu’une simple observatrice.
L’ambassade russe en poste à Londres a déclaré dans un communiqué que les policiers avaient agi avec indifférence face à la provocation ouverte et au désordre provoqué par les manifestants. La ligne téléphonique de l’ambassade a été aussi endommagée et il était impossible de contacter la mission russe.
La Russie a également accusé le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, et certains d’autres responsables du pays de tenir des propos antirusses auprès des médias et d'encourager ainsi les actes de protestation à Londres.
Le Foreign Office britannique a imputé l’octobre dernier la poursuite de la guerre en Syrie à la Russie et accusé les responsables russes de perpétrer des crimes de guerre en Syrie.
Boris Johnson a déclaré que, non seulement le gouvernement de Poutine mettait des armes à la disposition d’Assad, mais que, dans certains cas, il y recourait lui-même. Selon le chef de la diplomatie britannique, les Russes sont en effet impliqués dans les affrontements en Syrie.

Cette accusation de Boris Johnson intervient alors que la Russie a lancé des opérations en Syrie à la suite du feu vert du gouvernement de Damas, un acte qui a provoqué la colère de l’Europe et des États-Unis, qui espéraient jusqu'alors pouvoir renverser le président syrien.