Hossein Amir Abdollahian et Ismaïl Ould Sheikh Ahmed viennent de déclarer que la trêve au Yémen et l’attention portée à la crise humanitaire qui frappe ce pays devraient rester les priorités du moment, d’autant plus que nous approchons du mois sacré de ramadan.
Ces deux responsables ont rappelé également que la seule issue à cette crise restait une solution politique en insistant ainsi sur l’importance des négociations à Koweït.
L’Arabie saoudite a lancé l’an dernier, avec une coalition composée des pays arabes de la région et à l’aide des Etats-Unis, des attaques massives sur le Yémen. Ces attaques, qui se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, visaient initialement à faire revenir au Yémen le président démissionnaire Abdo Rabbo Mansour Hadi et également et surtout à empêcher que les révolutionnaires yéménites, qui assurent la sécurité du pays, ne prennent les rênes du pouvoir.
Selon des statistiques publiées par l’ONU, cette guerre du Yémen qui a débuté en mars 2015 a fait jusqu’à ce jour plus de 6.000 morts et près de 3 millions de déplacés.
Les attaques de la coalition ont causé également d’importants dégâts aux infrastructures du pays, qui est aujourd’hui en partie en ruines.