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Rostec : Moscou ne mettra pas à disposition de Téhéran des armes lourdes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Drapeaux de la Russie et de la société russe Rostec. ©The Moscow Times

Le président de la société Rostec, Sergueï Tchemezov, a affirmé que Moscou prenait en considération les sanctions imposées par le Conseil de Sécurité de l’ONU et qu’il ne livrerait pas par conséquent des armes lourdes telles que des tanks et des bombardiers à Téhéran.

Dans l’interview accordée à Kommersant, Tchemezov poursuit ainsi : « Compte tenu du fait qu’il existe des sanctions appliquées contre l’Iran par le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie ne mettra à la disposition de Téhéran que des armes qui ne sont pas incluses dans la liste des armes soumises aux sanctions. Par exemple, en ce qui concerne le dispositif de défense aérienne S-300, nous n’avons nullement violé les accords internationaux et nous ne le ferons jamais. »

Téhéran a déjà reçu une première série de S-300 et le président de Rostec a précisé que les 4 autres dispositifs restants seraient livrés d’ici la fin de l'année 2016.

Pour rappel, un accord a été conclu en 2007 entre Téhéran et Moscou prévoyant la livraison de 5 dispositifs de missiles S-300. Moscou a suspendu en 2010 l’exécution de cet accord sous la pression des sanctions occidentales. Le ministère iranien de la Défense a alors porté l’affaire devant les juges internationaux en demandant des dommages et intérêts de 4 milliards de dollars. Vladimir Poutine a rendu le 12 avril 2015 une décision mettant fin à l’interdiction de livraison des missiles qui arriveront progressivement en possession de l'Iran.  

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SOURCE: FRENCH PRESS TV