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Le chef du régime sioniste, Reuven Rivlin, s'envolera pour la Russie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le chef du régime sioniste, Reuven Rivlin. (Photo d’archives)

Le chef du régime sioniste, Reuven Rivlin est en partance pour Moscou où il devrait s’entretenir avec le Président Poutine sur les récents "changements régionaux".

Le chef du régime sioniste, Reuven Rivlin, quittera demain les territoires occupés pour se rendre à Moscou et devrait rencontrer et s’entretenir au cours de son voyage avec le Président Poutine.  

Le Bureau de la présidence du régime sioniste a publié un communiqué confirmant ce voyage en Russie qui intervient "suite aux récents changements survenus dans la région". 

Le communiqué ajoute que la décision d'un voyage en Russie a été discutée au préalable avec le Bureau du Premier ministre (Netanyahu).

Mais pourquoi cette visite en Russie alors que le président israélien s'apprêtait à se rendre en Australie et que la rencontre, visiblement "prioritaire" avec Poutine l'a poussé à annuler son séjour australien ? 

Le journal Al Monitor apporte sa propre réponse : "Tout le monde le sait, les relations entre Rivlin et Netayahu sont loin d'être excellentes et pourtant c'est à la demande expresse de Netanyahu que Rivlin a annulé sa visite en Australie pour se rendre à Moscou puisque la visite moscovite relève de "l'intérêt national". Et comment ? Le président israélien entend évoquer avec ses hôtes russes la question des S300 et leur livraison à l'Iran. 

Le 5 mars, le journal koweïtien Al Jarida a prétendu que "Moscou a stoppé la livraison des missiles S300 à l'Iran puisque les Iraniens auraient refusé de tenir leur parole et décidé de livrer ses missiles stratégiques au Hezbollah". Et le journal Al Jarida d'ajouter : " La réaction russe a fait suite aux informations parvenues aux services de renseignement russes selon lesquelles le Hezbollah aurait reçu des missiles sol-air made Russia en provenance de l'Iran".

Le journal Al Jarida est dirigé par des gens proches de Netanyahu qui ont fait de ce quotidien leur porte voix dans le monde arabe depuis 2009, date à laquelle Netanyahu a réoccupé devant de la scène politique en Israël. Netanyahu aurait demandé à Rivlin de convaincre, preuve à l'appuie que la livraison des S300 à l'Iran pourrait contenir des risques majeurs puisque l'Iran les livrerait tôt ou tard au Hezbollah." 

Al Monitor cherche ensuite à établir un parallèle entre cette visite et l'éventuelle reprise des relations israélo-turques et écrit : 

"De nombreux rapports font état de l'imminence d'une normalisation historique des relations entre Israël et la Turquie. Rien n'oppose à cette perspective si ce n'est la réticence de Poutine ! Le président russe ne souhaite pas qu'Ankara et Tel-Aviv se rapprochent l'un de l'autre surtout depuis que la Turquie a abattu un chasseur russe sans s'en excuser. Israël se trouve donc face à un dilemme : normaliser avec la Turquie au risque de froisser la Russie de Poutine, charmer Poutine pour le dissuader de livrer les missiles S300 à l'Iran." 

Il semblerait que la Russie occupe pour le moment une place plus importante dans la stratégie israélienne que la Turquie. Israël a peu de voir son ennemi juré, le Hezbollah, dont la zone d'action s'élargit de plus en plus de se doter des armes stratégiques. L'alliance militaire Israël/Turquie ne pourra pas se ressusciter tant qu'Erdogan sera au pouvoir : Erdogan convoite en effet le gaz naturel israélien, et veut un compromis avec Israël par les temps stratégiquement difficiles qui courent. 

Reste à savoir à quelles seront les chances de succès de  la mission que s'est fixée Rivlin en Russie... 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV