Le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Ahmad Vahidi, a déclaré que l’attaque américaine contre une cérémonie de mariage à Kouhestak, dans la province d’Hormozgan, « ne restera pas impunie » et que les auteurs de ce crime odieux finiront par rendre des comptes.
Dans un message adressé aux familles des victimes, jeudi 3 septembre, le général Ahmad Vahidi a présenté ses condoléances à la suite de l’attaque contre cette cérémonie de mariage dans la région de Kouhestak, soulignant que le CGRI et les autres forces armées iraniennes continueraient de garantir la sécurité et la stabilité du pays.
« Le Corps des gardiens de la Révolution islamique et les puissantes forces armées de la République islamique d’Iran honorent le sang versé de ces êtres chers et des autres personnes tombées en martyrs lors des deuxième et troisième guerres imposées par les États-Unis et le régime sioniste, en particulier lors de la bataille d’Ormuz », a-t-il déclaré.
Pour rappel, l’armée américaine a bombardé une cérémonie de mariage à Kouhestak, dans le comté de Sirik (province d’Hormozgan), mardi vers 20h00, heure locale. L’attaque a fait cinq morts et 68 blessés, dont un enfant de quatre ans.
Le commandant en chef du CGRI a affirmé que l’attaque révélait une fois de plus le « visage maléfique et démoniaque » des États-Unis, fustigeant Washington pour avoir perpétré un acte terroriste et inhumain visant à priver les Iraniens de joie et à semer la terreur parmi les civils innocents.
Il a assuré que cette attaque, qui a coûté la vie à des personnes innocentes, « ne restera pas impunie » et que les auteurs de ce crime odieux finiront par rendre des comptes.
Le général Vahidi a présenté ses condoléances aux familles des victimes, au peuple iranien et aux dirigeants iraniens, qualifiant l’incident de « perte tragique et déchirante ».
À la fin de sa lettre, il a déclaré que les forces armées iraniennes continueraient, « avec la plus grande force et la plus grande détermination », à protéger la sécurité du pays et la tranquillité du peuple iranien.
Le Bureau de protection des intérêts de l’Iran au Caire a également condamné l’attaque, dans un communiqué publié le jeudi 3 septembre.
« Le crime odieux commis par le régime américain en bombardant un immeuble résidentiel dans le quartier de Kouhestak, à Sirik, a une fois de plus révélé au monde le vrai visage brutal de ce régime agresseur », peut-on lire dans le communiqué.
Le Bureau a décrit l’incident comme « un exemple manifeste de crime de guerre et une violation flagrante du droit international et des conventions internationales », notamment l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève, le Protocole additionnel I relatif à la protection des civils en cas de conflit armé et les dispositions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
« Cibler délibérément une cérémonie de mariage civile constitue non seulement une violation flagrante du droit international humanitaire, mais témoigne également du déclin moral et humanitaire total des dirigeants de la Maison-Blanche », indique le communiqué.
Le Bureau a appelé la communauté internationale, notamment les Nations unies et le Conseil de sécurité, à ne pas rester silencieuse face à ce crime de guerre, exhortant la communauté internationale à prendre des « mesures immédiates et efficaces » pour mettre un terme à l’agression américaine et traduire les responsables de ce crime en justice.
« Nous soulignons que ce crime et les crimes similaires resteront à jamais gravés dans la mémoire collective du peuple iranien », indique le communiqué, ajoutant que le gouvernement iranien poursuivra l’affaire par la voie diplomatique et juridique au sein des instances internationales afin que les responsables soient tenus de rendre des comptes.