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UE-Israël : les Vingt-Sept divisés sur des sanctions contre les colonies

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Colons israéliens en Cisjordanie occupée. ©Getty Images

L’Union européenne reste divisée sur l’instauration de sanctions commerciales contre les produits issus des colonies israéliennes. L’Irlande, l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas poussent pour agir, face à l’opposition notamment de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Hongrie et de la République tchèque.

Les ministres européens des Affaires étrangères restent divisés sur l’idée de sanctionner les échanges commerciaux liés aux colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Réunis à Wicklow, en Irlande, ils n’ont pas réussi à dégager de position commune malgré la pression de plusieurs États membres.

L’Irlande et l’Espagne, soutenues par la Belgique et les Pays-Bas, plaident pour des restrictions européennes sur les produits provenant des colonies israéliennes, considérées comme illégales au regard du droit international. Dublin, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l’Union européenne, souhaite une réponse commune face à l’expansion des implantations et à la hausse des violences de colons en Cisjordanie occupée.

Un continent divisé

Mais plusieurs capitales s’y opposent. L’Allemagne, l’Autriche, la République tchèque et la Hongrie craignent notamment qu’un tel dispositif ne dégrade davantage les relations diplomatiques avec Israël. Aucun consensus n’a donc émergé à l’issue de la réunion.

Trois pistes avaient déjà été discutées en juillet : instaurer un système de licences pour les importations provenant des colonies, appliquer des droits de douane très élevés ou interdire directement ces produits. Cette dernière option avait obtenu le plus de soutiens, sans toutefois réunir de majorité claire.

Le dossier est particulièrement sensible car l’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël. Les échanges de marchandises entre les deux parties ont approché 50 milliards de dollars en 2025, tandis que les exportations européennes vers Israël ont continué de progresser depuis 2023.

Un autre désaccord porte sur la procédure. Certaines mesures commerciales pourraient être adoptées à la majorité, alors que les grandes décisions de politique étrangère exigent l’unanimité. L’Irlande pousse parallèlement à une révision de l’accord d’association UE-Israël, qui encadre depuis 2000 une grande partie de leurs relations commerciales.

Dans un message publié ce mercredi 2 septembre sur x, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot évoquant l’explosion de la violence provoquée par les colons extrémistes en Cisjordanie a déclaré que l'Union européenne ne pouvait, par son commerce, soutenir ces violences.


 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV