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Un superpétrolier en infraction immobilisé après avoir heurté des mines marines dans le détroit d'Ormuz

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Photo d’archive du détroit d’Ormuz.

La force navale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé qu’un superpétrolier, tentant d’emprunter une route non autorisée dans le détroit d’Ormuz, a heurté deux mines marines, provoquant d’importants incendies à bord et l’immobilisant complètement.

Dans un communiqué publié ce lundi 31 août, la force navale du CGRI a indiqué que le pétrolier en question avait tenté de passer par une route non autorisée par la réglementation maritime de la République islamique d’Iran.

Le navire a été touché par de violents incendies et immobilisé après avoir heurté les mines, précise le communiqué.

Le CGRI réaffirme que le sort réservé aux navires qui violent la réglementation de sécurité du détroit d’Ormuz sera le même.

Pour rappel, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique, à la suite de la guerre d'agression américano-israélienne non provoquée lancée contre le pays le 28 février.

La République islamique d’Iran et les États-Unis s’étaient entendus sur une période de réouverture de 60 jours dans le cadre d’un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan en juin, mais les violations successives américaines ont conduit Téhéran à rétablir la fermeture.

Téhéran a conditionné la réouverture de la voie maritime à la réalisation de plusieurs conditions préalables, notamment la levée complète du blocus naval et économique illégal imposé par les États-Unis à l'Iran, la cessation durable des agressions sur tous les Fronts, y compris au Liban, et la clarification de la situation concernant le blocus du Yémen.

Récemment, l’Iran et Oman, le seul autre État riverain du détroit, sont parvenus à un accord prévoyant un arrangement temporaire pour le transit à travers cette voie maritime.

Selon les autorités iraniennes, la mise en œuvre de cet accord dépend toutefois du respect par Washington de ses engagements envers Téhéran.

La force navale du CGRI, quant à elle, a conseillé aux compagnies maritimes de ne pas tenir compte des déclarations de l’armée américaine concernant le statu quo régissant cette voie maritime.

« Le respect de la réglementation édictée par le CGRI en matière de transit maritime est obligatoire. Les compagnies maritimes ne doivent pas céder aux provocations de l’armée infanticide américaine et ne doivent pas mettre inutilement en danger la vie de leurs équipages ni leurs biens ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV