L’Iran lance un avertissement sans équivoque aux États-Unis : toute nouvelle agression militaire contre la République islamique d’Iran fera l’objet d’une riposte vigoureuse contre les intérêts militaires et économiques américains.
La mise en garde a été lancée par le général de division Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN), lors d’une rencontre avec le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, à Téhéran, jeudi 27 août.
« Si les États-Unis commettent le moindre acte malveillant contre l’Iran, nous infligerons à leurs intérêts militaires et économiques un tel préjudice qu’il restera gravé dans l’histoire », a-t-il averti, soulignant la méfiance de la RII envers États-Unis dont le bilan en matière de trahisons et de non-respect des engagements est flagrant.
Washington doit d’abord prendre des mesures concrètes pour satisfaire aux conditions posées par l’Iran avant que Téhéran n’envisage de rouvrir le détroit d’Ormuz, a poursuivi le haut responsable.
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De son côté, le Premier ministre qatari a exprimé la volonté de Doha de poursuivre sa coopération avec Téhéran dans le contexte sensible actuel de la région, affirmant que le Qatar agissait par sens des responsabilités.
Il a remercié l’Iran pour son aide apportée dans des circonstances difficiles, réaffirmant les liens étroits qui unissent les deux pays. « Nous n’avons jamais hésité à coopérer avec la République islamique d’Iran », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre qatari a également rencontré le président iranien, Massoud Pezeshkian, lequel a évoqué les liens fraternels entre les deux pays.
Le président iranien a rappelé les tentatives menées par les États-Unis et Israël pour entraver la paix et la stabilité dans la région et déploré que la récente guerre d’agression américano-israélienne contre l’Iran ait retardé la mise en œuvre des accords ainsi que le développement de la coopération bilatérale entre l’Iran et le Qatar. Il a, dans ce contexte, salué le gouvernement qatari et l’émir Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani pour leurs efforts de médiation visant à instaurer la paix et le calme.
M. Pezeshkian a souligné que la récente guerre d’agression américano-israélienne contre l’Iran avait retardé la mise en œuvre des accords ainsi que le développement de la coopération bilatérale entre l’Iran et le Qatar. Il a, dans ce contexte, salué le gouvernement qatari et l’émir Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani pour leurs efforts de médiation visant à instaurer la paix et le calme.
M. Al Thani a, pour sa part, déclaré que le Qatar s’employait à rétablir la stabilité dans la région et saluait l’ouverture de l’Iran à l’égard de ses voisins, ainsi que ses efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité.
« Nous apporterons toute l’aide possible pour atténuer les difficultés que rencontre le peuple iranien frère et nous espérons que ces efforts porteront leurs fruits et que, grâce à un retour au dialogue diplomatique, des solutions concrètes pourront être envisagées. »
Jeudi encore, lors de sa rencontre avec le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, le Premier ministre qatari a salué l’accord conclu entre l’Iran et Oman sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, estimant que le processus diplomatique pourrait contribuer à rétablir la stabilité dans la région.
De son côté, Mohammad-Bagher Ghalibaf a averti que toute tentative américaine d’imposer un blocus économique à l’Iran échouerait. Il a également appelé Washington à honorer ses engagements dans le cadre du mémorandum d’entente d’Islamabad.
M. Ghalibaf a déploré que l’administration Trump ait pris « de mauvaises décisions fondées sur de fausses informations », lesquelles « non seulement gaspillent les ressources financières, militaires et humaines des États-Unis et compromettent l’avenir de la région, mais portent également atteinte aux intérêts du peuple iranien ».
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M. Al Thani s’est également entretenu avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au sujet des relations bilatérales, ainsi que des développements régionaux et des efforts de médiation déployés par le Qatar.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que Téhéran et Doha discuteraient des moyens de poursuivre l’initiative de médiation qatarie, rappelant le rôle actif joué par ce pays, tous ces derniers mois, dans les efforts visant à prévenir une nouvelle escalade à la suite de l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran.
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Les États-Unis et Israël ont lancé, le 28 février, leur dernière vague d’agressions, menant des frappes de grande envergure contre la République islamique d’Iran. Ces attaques ont entraîné des opérations de représailles iraniennes, au cours desquelles des vagues quotidiennes de frappes de missiles et de drones ont visé des intérêts américains et israéliens dans la région.
Téhéran et Washington ont signé, le 17 juin, le mémorandum d’Islamabad afin de mettre fin à l’agression. Cependant, les attaques américaines répétées contre le sud de l’Iran ont violé cet accord, ce qui a suscité l’Iran à suspendre tout contact avec les États-Unis, affirmant que le dialogue ne reprendra pas tant que Washington n’aura pas mis fin à ses attaques militaires et à sa rhétorique hostile.