Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, critique les divers moyens par lesquels les États-Unis tentent d'appliquer leurs nouvelles mesures restrictives annoncées contre l’Iran.
« La politique de Washington envers l'Iran confine à la pure parodie », a écrit le responsable sur X mercredi, deux jours après l'annonce des mesures par les États-Unis.
« Les États-Unis se tournent vers Bahreïn – un pays qui n’a pratiquement aucun échange économique significatif avec l’Iran – pour prouver que leur « coalition » fonctionne. Ils bloquent ensuite des échanges sportifs et universitaires déjà au point mort depuis des années, sanctionnent des entités déjà ciblées, et qualifient ce vide de coalition », a relevé Esmaïl Baghaï.
Ces déclarations sont intervenues après l'annonce par le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, d'une nouvelle vague de sanctions contre l'Iran dans le cadre de ce que Washington a baptisé « l'opération Paria économique ».
Scott Bessent a déclaré que la campagne visait les réseaux financiers iraniens dans le monde entier et a averti que les pays et entités entretenant des relations commerciales avec Téhéran pourraient faire l'objet de sanctions secondaires.
Selon l'annonce, les États-Unis ont identifié des entités commerçant avec l'Iran et leur ont donné des ultimatums pour rompre leurs liens, sous peine d'être exclues du système financier en dollars.
Critiques à l'intérieur et à l'extérieur des États-Unis
Ces nouvelles mesures ont toutefois suscité des critiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des États-Unis.
La Chine, principal partenaire commercial de l'Iran, a rejeté le recours aux sanctions et aux pressions contre la République islamique d’Iran. L'ambassade de Chine à Washington a déclaré que « les sanctions et les pressions ne contribuent pas à résoudre le problème » et a plaidé en faveur de solutions politiques et diplomatiques.
Le sénateur américain Chris Murphy a critiqué cette décision et qualifié la rhétorique de Scott Bessent sur le prétendu « Jour J économique » de « manœuvre désespérée » visant à masquer les échecs militaires américains. Le sénateur a également fait valoir que les sanctions existantes avaient déjà épuisé les options dont disposait Washington et que les nouvelles mesures ne pourraient modifier la position de Téhéran.
L'Iran a juré de cibler les pays qui tentent d'aider les États-Unis à faire appliquer ces nouvelles mesures.