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Iran: le président du Parlement tourne en dérision le « Jour J économique » de Bessent

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohammad-Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien (Archives)

Le président du Parlement iranien dénonce les menaces et les déclarations contradictoires du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, concernant une nouvelle vague de sanctions illégitimes contre l’Iran.

Dans un message publié mardi sur X, Mohammad-Bagher Ghalibaf a tourné en dérision le revirement de Scott Bessent, au lendemain de ces rodomontades autour d'un prétendu « Jour J économique », censé se traduire par des mesures visant les réseaux financiers iraniens à travers le monde, après qu’un journaliste l’eut interpellé sur la pertinence d’une comparaison avec le débarquement des forces alliées en France en 1944.

« Pourquoi voudrais-je faire exploser le système financier mondial ? », a répondu Bessent, dans ce que les observateurs ont décrit comme une reconnaissance du fait qu’une pression économique américaine accrue sur l’Iran entraînerait des répercussions dans le monde entier.

« Lui : "Le Jour J économique. " Et cinq secondes plus tard, le même : " [mdr] Pourquoi voudrais-je faire sauter le système financier mondial ? " » a écrit Ghalibaf dans sa publication, citant l’échange.

Il s’est ensuite adressé à Scott Bessent sur un ton interrogateur : « Monsieur, nous ne sommes pas en Normandie. C’est une soirée d’improvisation et vous avez oublié votre propre texte. »

Cette annonce intervient après l’échec cuisant des États-Unis à atteindre leurs objectifs lors de la dernière vague d’agression non provoquée menée conjointement avec le régime israélien contre l’Iran, du 28 février au 7 avril.

L’agression n’a pas permis aux alliés d’atteindre leurs objectifs, à savoir renverser l’Ordre islamique iranien et affaiblir irréversiblement les capacités de défense du pays. Elle s’est au contraire heurtée à au moins une centaine de vagues de représailles iraniennes implacables, contraignant le président américain Donald Trump à annoncer un cessez-le-feu unilatéral.

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Les États-Unis ont toutefois violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu et un mémorandum d’entente conclu en juin, en ciblant le territoire iranien et en tentant d’imposer un transit maritime illégal par le détroit d’Ormuz.

Ces violations ont suscité une riposte cinglante iranienne, caractérisée par des frappes décisives contre des cibles hostiles dans toute la région et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Téhéran a promis de contrer fermement toute pression économique, y compris en ciblant les pays susceptibles d’aider Washington à mener une telle campagne de pression.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV