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L'Iran détaille un accord temporaire avec Oman concernant le détroit d'Ormuz

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales. ©IRNA

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales a détaillé les termes d'un accord temporaire conclu entre la République islamique d’Iran et Oman concernant le détroit d'Ormuz, tout en affirmant que la réouverture de cette voie maritime dépendait de la satisfaction des exigences de Téhéran.

Kazem Gharibabadi a présenté mardi les détails de cet accord, qu'il a qualifié de provisoire dans l'attente de la mise en place d'une voie de passage permanente lors de négociations ultérieures entre les deux parties, qui devraient durer entre 30 et 60 jours.

L'Iran a fermé ce point de passage stratégique à la suite de la dernière agression américano-israélienne non provoquée lancée contre le pays le 28 février.

La République islamique d’Iran et les États-Unis s'étaient entendus sur une période de réouverture de 60 jours dans le cadre d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan en juin, mais les violations américaines ont contraint Téhéran à refermer le détroit.

Téhéran a conditionné la réouverture de cette voie maritime à la réalisation de plusieurs conditions préalables, notamment la cessation de toute ingérence américaine dans le trafic maritime régional.

Selon le diplomate, l'accord conclu entre l'Iran et Oman prévoit la fermeture de la voie navigable sud du détroit d'Ormuz.

En violation du mémorandum d’entente, les États-Unis tentaient d'escorter illégalement des navires par cette voie, qui longe la côte omanaise.

Oman a accepté cette fermeture, a déclaré le responsable, ajoutant que cette mesure serait communiquée à l'Organisation maritime internationale (OMI).

Aux termes de cet accord, « les navires entrant dans le golfe Persique emprunteront les eaux iraniennes, tandis que ceux qui le quittent traverseront les eaux territoriales omanaises », a précisé le haut diplomate.

« Les navires traverseront les eaux iraniennes dans les deux sens », a-t-il ajouté. Il a estimé que cet accord fonctionnerait « comme une autoroute à double sens », d'une largeur totale d'environ sept milles nautiques.

M. Gharibabadi a souligné que l'accord conclu avec Oman ne signifie pas que le détroit d'Ormuz sera rouvert immédiatement.

Il a précisé que la question de l'accord et celle de la réouverture du détroit étaient deux choses distinctes.

Les « exigences définitives » de l’Iran pour la réouverture du détroit

Le responsable a souligné que « le détroit restera fermé si les conditions posées par l’Iran pour sa réouverture ne sont pas satisfaites ».

Il a précisé que ces exigences comprennent la levée totale du blocus économique illégal imposé à la République islamique d’Iran, la cessation des agressions sur tous les fronts, y compris au Liban, et des éclaircissements sur la situation concernant le blocus du Yémen.

M. Gharibabadi a expliqué que l’importance accrue accordée par l’Iran au détroit était liée aux événements survenus après le lancement de l’agression américano-israélienne non provoquée.

« Après 40 jours de guerre, le détroit d’Ormuz est devenu une question de sécurité nationale pour l’Iran », a-t-il déclaré. Le responsable faisait apparemment référence à l’utilisation de cette voie maritime par les ennemis de l’Iran et leurs alliés pour répondre à leurs besoins militaires et économiques, tout en ciblant la République islamique d’Iran.

« Par conséquent, des changements fondamentaux s'imposaient dans les routes d'entrée et de sortie maritimes », a-t-il souligné.

« Un accord ne signifie pas une réouverture »

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a réaffirmé que l'accord avec Oman ne constituait pas en soi une réouverture du détroit d'Ormuz.

Il a insisté sur le fait que le détroit d’Ormuz ne comptait que deux États riverains, l’Iran et Oman, ajoutant que, si un accord était conclu, un dispositif permanent serait mis en place pour remplacer l’ancien système de séparation du trafic maritime.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV